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Quatre heures du matin, la maisonnée dort paisiblement les fenêtres grandes ouvertes.
Une chaleur sèche et pesante règne sur la Corse depuis plusieurs jours. C’est l’été.
A l’heure précise, le réveil sonne, un air connu fait vibrer mes tympans, j’y mets fin rapidement. Je sors de la chambre les yeux mi clos, le corps engourdi, chancelant, en direction de la cuisine.
Je prépare le café. J’aurais peut être dû décliner l’invitation, de toute façon c’est trop tard dans une heure ils seront là.
J’isole la pièce en refermant la porte derrière moi sachant que le moindre bruit résonne fortement à cette heure de la nuit et le son qu’émet en ce moment précis la cafetière s’apparente à un véritable tintamarre susceptible de réveiller un mort.
Le Monte Rotondo, c’est le nom du sommet que je dois gravir aujourd’hui en compagnie de Pierre-André et de David.
Je ne sais pas ce qui m’attend réellement, je connais assez bien la moyenne montagne, adolescent je l’ai découverte au village avec mes cousins, mais j’ignore tout de la haute montagne et de ses sommets.
2620 mètres, dont 1600 mètres de dénivelé m’a-t-on dit, cela ne me parle pas du tout et pourtant, un brin de vanité me donne la certitude d’être en mesure d’effectuer cette randonnée aisément, presque sans efforts, tant j’ai confiance en mon corps et, après tout, ce sentiment me paraît justifié car je suis préparateur physique, c’est désormais mon métier depuis le 1erjanvier.
Excepté quelques contrariétés d’ordre administratif, le passage du statut de fonctionnaire à celui de travailleur indépendant c’est fait plus simplement que je ne le pensais. Ce sont mes premières vacances libérales. Je me suis accordé, pour la première fois depuis longtemps, quatre semaines de congé bien pleines, sans en rendre compte à personne qu’à moi-même et cela me procure un sentiment de liberté que j’apprécie tout particulièrement.
Cinq heures, je regarde la rue, personne, ils sont en retard. Je retourne vérifier que je n’ai rien oublié, côté vêtements : chaussures, chaussettes, short, et tee-shirt sont prêts, côté accessoires : bob et lunettes de soleil sont présents dans le sac à dos, côté nourriture : c’est la même chose il ne manque rien, les deux sandwiches au jambon ainsi que les deux barres de céréales sont là, et surtout l’eau, trois litres bien glacés. Il ne me reste plus que la crème protectrice anti-UV que je place au plus vite dans la poche externe du sac. L’inventaire terminé j’attends mes amis tranquillement accoudé à la fenêtre.
Six heures, le jour pointe déjà, les voilà enfin.
D’Ajaccio nous devons nous rendre en voiture à Corte, le départ de la randonnée se situe au fond de la vallée de la Restonica. Une heure et demie de route tout au plus et nous y seront.
En roulant nous passons plusieurs villages dont Bocognano niché dans la montagne qu’il est toujours plaisant de découvrir aux détours d’une épingle. La route sinueuse qui mène au col de Vizzavona est un vrai régal pour les yeux, plus nous grimpons, plus le spectacle est imposant. Une fois au col nous quittons la vallée de la Gravona pour descendre l’autre versant de la montagne vers Tattone et sa forêt de pins laricio.
Je ne regrette déjà plus d’être du voyage.
7 heures 30, nous roulons prudemment sur la route étroite qui sillonne la Restonica à la recherche du pont du Timozzu point de départ de la randonnée.
Le guide à la main, Pierre-André, initiateur de cette sortie hésite longuement, le pont est introuvable. N’ayant rien préparé, ni rien étudié, totalement passif dans cette affaire, je me tais, attendant patiemment l’issue de cette prospection complètement tributaire des décisions de mon ami.
Ca y est, nous y sommes. J’ouvre la portière, le parfum qu’exaltent les laricio inonde d'un seul coup mes narines. Je demeure immobile pour prolonger cette merveilleuse sensation. Ca commence bien.
Quelque temps plus tard nous démarrons à la fraîche la randonnée d’un bon pied, motivés à l’idée de gravir l’un des plus beaux sommets de Corse.
Nous marchons un moment au milieu d’une très belle forêt de pins centenaires. Je suis tout de même un peu surpris par l’aspect particulièrement raide que présente la pente sur laquelle se trouve le sentier balisé de cairns.
Je décide alors d’accélérer la cadence afin de quitter au plus vite cette pente abrupte parce que j’ai la certitude qu’elle finira rapidement par s’atténuer. Trente minutes plus tard le chemin est toujours aussi escarpé et pentu et je commence à ressentir les effets de ma dépense physique surtout au niveau des membres inférieurs. A chaque pas je sens mes quadriceps et mes mollets qui travaillent durement. Cette fatigue localisée ne me surprend pas vraiment dans la mesure où je suis bien conscient que dans ce type d’effort ce sont les muscles pelviens qui se trouvent principalement sollicités. Ce qui me tracasse le plus c’est l’effort de concentration qui m’est nécessaire pour éviter de trébucher. A chaque pas je dois réfléchir à la façon de placer mon pied sur le sol afin de le poser au bon endroit entre les pierres qui l’encombrent. C’est épuisant mentalement.
L’apparition du soleil n’arrange pas les choses, la température monte rapidement et je transpire déjà beaucoup. Ma peau me brûle d’autant que nous circulons désormais au milieu d’une végétation basse constituée essentiellement d’aulnes et de genévriers nains qui nous exposent intégralement à la lumière du jour.
Tant pis, le bob vissé sur la tête, les lunettes sur les yeux, j’impose, sans m’en rendre compte, une allure effrénée à mes amis. J’ai le sentiment que pour arriver à nos fins il faut grimper cette montagne d’un pas régulier et soutenu. Alors je fonce.
Il fait déjà chaud à cette heure matinale, très chaud même aussi je m’arrête régulièrement pour me désaltérer modérément car j’ai le souci de ne pas attendre la soif pour boire.
A chaque pause, Pierre-André nous informe du chemin parcouru, du temps qu’il nous reste à marcher et de l’endroit où nous nous situons. Deux heures que nous grimpons et j’ai la désagréable impression d’en avoir plein le dos tant mes muscles sont douloureux. Nous sommes enfouis dans la montagne corse et ce chemin qui n’arrête pas de monter me procure un sentiment de lassitude.
Je ronge mon frein, écoutant attentivement mon ami nous expliquer que, si tout se passe bien, dans une demi-heure nous devrions découvrir le lac de l’Oriente. Une fois là haut, il ne nous restera plus qu’à escalader les contreforts rocheux jusqu’au sommet. Autrement dit, encore deux heures et demi de marche dans ces conditions pour atteindre notre but. Une vraie sinécure.
Je regrette par moment de m’être engagé dans cette aventure mais mon tempérament combatif écarte toute idée de renoncement.
Une fois reparti, bien au contraire je décide de forcer encore plus l’allure pour arriver au plus tôt au lac.
Mes amis suivent péniblement sans mot dire. Ils sont bien plus méritants que moi. Je les admire car aucun d’entre eux n’est, comme
je le suis, un professionnel du sport. Certes ils ne sont pas dépourvus de qualités physiques mais je sais qu’ils manquent singulièrement d’entraînement et la fatigue musculaire qu’ils endurent
est bien réelle et plus importante que la mienne. Pourtant ils marchent silencieusement, sans se plaindre, serrant les dents, en faisant preuve de courage et de volonté.
Le lac.
Nous voici enfin arrivés au lac. Je suis instantanément saisi de bonheur par le spectacle qu’offre le paysage. L’Oriente, cette étendue d’eau de couleur verte pale s’étend devant moi, au creux
d’un cirque granitique aux parois verticales ponctué de plusieurs pics rocheux culminants à plus de deux mille mètres d’altitude. Immobile je contemple en silence ce tableau au point d’oublier la
souffrance endurée jusque là pour atteindre cet endroit magique. Ca valait la peine. L’émotion qui nous étreint est palpable.
Après un court instant de méditation, nous avançons précautionneusement sur le chemin sinuant au milieu d’une pelouse aussi belle que délicate, en direction d’un promontoire rocheux pour nous sustenter un instant.
Assis à même la pierre, je sors de mon sac une barre de céréales que j’avale avec délectation. Mes amis font de même. Nous échangeons quelques mots, juste ceux qu’il faut pour exprimer nos sentiments, rien de plus car nous comprenons très vite que seul le silence nous permet de jouir pleinement du spectacle et de récupérer de l’effort accompli.
L’émotion passée, Pierre-André, à l’aide d’une carte, nous détaille maintenant le panorama et nous montre ensuite de l’index la coulée verticale faite de blocs de pierres qu’il nous faudra emprunter pour rejoindre le sommet du Rotondo.
- Deux heures tout au plus et nous serons au sommet nous affirme t-il serein
- Heu ! Deux heures tu es sûr ? répondons-nous incertains
- C’est ce que dit le guide.
- Bien, si c’est le guide qui
le dit alors…

Avec David nous contemplons médusés le chemin qu’il nous reste à parcourir. Je crains le pire, la pente me paraît bien plus raide que celle qui nous a conduit jusqu’ici et je sens bien qu’il
faudra par endroit nous aider de nos mains pour franchir les obstacles situés sur notre route. C’est sûr, nous allons souffrir.
C’est parti, fidèle à ma stratégie, je marche d’un pas forcé bien décidé à franchir la coulée rocheuse aussi vite que possible.
En plaine, en moyenne montagne, cette méthode se serait avérée efficace mais en haute montagne avec l’altitude il n’est pas
certain que ce soit la même chose à cause du manque d’oxygène. Aussi chaque fois que je tente d’accélérer la cadence je suffoque instantanément et ma respiration haletante m’oblige à ralentir.
J’essaye bien d’inspirer activement mais rien n’y fait.

Cette gêne m’empêche d’avancer comme je le voudrais. Derrière moi, mes compagnons en souffrent d’autant, je le voie au rictus que leur visage exprime lorsqu’ils escaladent un
rocher.
N’ayant plus la volonté de marcher seul en tête, je décide de les attendre. A mi parcours, assis sur un énorme bloc, je me
retourne instinctivement vers le lac disposé beaucoup plus bas pour admirer les alentours. Sans y croire vraiment, j’aperçois au loin, partant du lac, les mains équipées de bâtons, deux hommes se
dirigeant promptement vers les dalles rocheuses situées sur notre gauche. David m’ayant rejoint le premier, je les lui montre qui arrivent aussi rapidement que la foudre à notre hauteur puis qui
nous dépassent pour disparaître en peu de temps tout en haut derrière la crête conduisant au sommet. Cela ne ce passe pas aussi vite mais la rapidité avec laquelle ces hommes ont gravi la
montagne m’a si fortement troublé que je ne peux m’empêcher de décrire leur performance de la sorte. Cela a semblé incroyable, nous pensions tous avoir rêvé ou être victime de l’effet de
l’altitude et pourtant c’était réel.
Le Lac vu du sommet.

Notre stupéfaction passée nous repartons dans la même direction écœurés par tant d’aisance. Comment ont-ils fait pour grimper aussi vite ? Quel est leur secret ? Ce sont les questions
que je compte bien leur poser si les circonstances se présentent.
Arrivé au sommet, je ne suis pas surpris de ne pas rencontrer nos deux lascars car il me semble les avoir aperçu redescendre la paroi rocheuse et s'immobiliser près du lac bien avant que nous ayons nous même terminé notre ascension.
Cette interrogation devient très vite dérisoire tellement le tableau qui se dresse maintenant devant nos yeux est fascinant. Ce point de vue nous permet d’apercevoir distinctement la mer des deux côtés de la Corse et ravive notre bonne humeur.
Jamais je n’aurais pensé voir un jour et d’une manière aussi nette les deux versant de l’île d’un seul regard. A l’est, la plaine orientale et l’Italie et à l’ouest la côte occidentale et le golfe d’Ajaccio.
Je savoure ce spectacle en même temps que j’ôte de mon sac un des mes sandwichs au jambon que j’avale aussitôt.
- Hum ! C’est bon !
- Délicieux tu veux dire me répond David en avalant son sandwich au fromage.
- On ne peut pas dire que ce n’est pas mérité, quelle épreuve ! Renchérit Pierre-André en découpant à l'aide de son opinel une rondelle de saucisson de son village.
Satisfaits de notre frugal repas, nous restons là, au sommet de cette montagne, bavardant de choses et d’autres, content de
notre performance repoussant quelque temps l’échéance du retour.
David au sommet du Rotondo

David semble être celui qui a été le plus éprouvé jusqu’ici. Beaucoup plus grand, massif et lourd que Pierre-André et moi-même, il nous fait part du souci que lui ont causé ses
quadriceps.
- « A chaque contraction j’étais à la limite de la crampe au point de compenser avec mon corps pour escalader chaque pierre » Nous affirme-t-il.
Je ressens la même impression que la sienne et je redoute la descente car je sais que ce groupe musculaire sera sollicité d’autant.
Nous décidons de faire le chemin ensemble afin de nous épauler moralement et physiquement si nécessaire.
La marche jusqu’au lac est comme je le redoute éprouvante et longue. Régulièrement émaillée de pauses indispensables à la récupération et au repérage du sentier qui disparaît souvent au milieu de la végétation.
Je contourne maintenant le lac en direction du lieu où j’ai aperçu les deux randonneurs bivouaquer décidé à leur demander le secret de leur incroyable forme physique.
Et alors que je pensais me trouver face à deux jeunes hommes, je suis surpris d’être en présence de deux sexagénaires à la silhouette très mince. L’un grand et l’autre de petite taille assis confortablement au soleil sur un coin de pelouse bordant l’eau.
Sans attendre, je leur adresse la parole :
- Bonjour messieurs,
- Bonjour, me répondent-ils avec circonspection,
- Excusez-moi de vous déranger mais j’arrive du sommet et je vous ai aperçu tout à l’heure grimper et redescendre cette montagne en peu de temps, comme si de rien n’était, c’était impressionnant.
- Ha ! Oui, heu ! Merci, me répond avec hésitation le plus grand, puis, continuant de plus belle, vous savez cela n’a rien d’extraordinaire, nous avons l’habitude, nous sommes gascons et les Pyrénées c’est à côté de chez nous alors…
David puis Pierre-André se joignent à la conversation.
- Rien d’extraordinaire, permettez-moi d’en douter, car vous avez escaladé ce sommet beaucoup plus rapidement que mes amis et moi-même alors que, sans vouloir vous offenser, il me semble que vous êtes bien plus âgés que nous.
- Mais l’âge n’a rien à voir là dedans monsieur ! S’exclame le plus petit légèrement agacé. Ce qui compte c’est l’entraînement. Nous, on se prépare toute l’année pour avoir la possibilité aux beaux jours de nous adonner à la randonnée sportive en montagne. C’est notre passion voyez-vous.
- Avec le vin rajoute le plus grand. L’œil pétillant détendant par la même l’atmosphère.
- Vous vous préparez comment ? Demande David.
- Hé bien, lui répond le petit, on court régulièrement et on fait du VTT deux à trois fois par semaine à raison d’une heure et demie par sortie de septembre à juin.
- Préparez-vous physiquement, nous conseille encore une fois le grand, comme nous le faisons et vous verrez la montagne Corse se livrera alors à vous facilement.
- Bien, bien et le vin ? Sachez que nous sommes aussi amateurs de bons vins et à ce sujet l’hiver dernier un de mes amis, à Paris, m’a fait goûter un vin de votre pays, le Tarriquet, j’ai bien apprécié sa fraîcheur et son goût fruité dis-je d’une façon espiègle.
- Hé bien figurez-vous que nous en produisons nous-mêmes…
Une demi-heure plus tard, nous quittons à regrets ces messieurs car notre périple est loin de toucher à sa fin.
Il nous faut encore rejoindre le pont du Timozzu, soit environ deux heures de marche dont une partie d’abord exposée au soleil en plein maquis puis l’autre à couvert dans la forêt de pins ensuite.
Cette fois-ci, je marche prudemment car je sens bien que depuis ce matin mes forces ce sont affaiblis considérablement.
Nos déplacements à découvert s’avèrent plus pénible que je ne le pensais. Je suis fatigué et ma lucidité me fait défaut. Je fais attention du mieux que je peux pour garder mon équilibre mais cela ne m’empêche pas de trébucher et de me blesser à l’avant bras. Je suis las de cette descente.
De retour dans la forêt, l’ombre des pins Laricio attiédît sensiblement l’atmosphère. Cette relative sensation de fraîcheur apaise ma soif, tant mieux car ma réserve d’eau est totalement épuisée. J’ai quand même hâte de retrouver le pont et d’en finir au plus vite. Aussi je maugréer dans ma barbe quand je constate que le chemin se prolonger de nouveau à la suite d’un virage dont j’espérais ardemment que ce soit le dernier.
Je me retourne quelque fois pour voir compagnons. David est le seul que j’aperçois. Il marche comme un pantin désarticulé. Je n’hésite pas à l’encourager de la voix. C’est certain, lui aussi est à la peine.
17h30, nous sommes les premiers à terminer la randonnée. Le corps à demi allongé sur un rocher, presque avachi, exténué de fatigue, les muscles enfin relâchés nous attendons michel.
Le voilà qui débouche quelque temps après tout en haut du chemin, marchant vers nous lentement se servant d’un bâton de fortune comme d’une canne, le regard rivé au sol.
A notre appel il lève les yeux et se met à nous saluer de la main avant de s’exclamer avec exaltation :
- Ouais ! C’est super, on l’a fait les gars, on l’a fait !
- On l’a fait mais qu’est ce qu’on a souffert les mecs ! J’en peux plus lui répond David remonté d’un seul coup ;
- C’était super ! S’exclame de nouveau michel le visage grimaçant avant de rajouter : Je souffre atrocement des pieds, mes chaussures sont trop petites.
- Ha ! ha ! Si tu voyais ta tête mon vieux, rien que pour cela ça vaut le détour ;
- Ca ne fait rien, j’ai les pieds en compote mais je suis quand même content de l’avoir fait. Par contre j’ai terriblement soif et il ne me reste plus une seule goutte d’eau continue-t-il en se rapprochant de nous.
- On a bien mérité une bonne petite bière dis-je pragmatique ;
- Ah ! Oui ! Une bonne grosse pression bien fraîche, je la sens déjà couler dans ma gorge lance David.
- Ouais ! Ouais ! et je mangerais bien une bonne assiette de charcuterie avec, rajoute michel avec avidité.
Une fois réunis, un fort sentiment de bonheur nous envahis au point de nous étreindre spontanément en poussant des cries de joie de la même manière que le font les sportifs de haut niveau lorsqu’ils remportent une compétition majeure.
- Cet hiver, reprend David, je me prépare sérieusement et l’année prochaine on en fait d’autres, pas vrai les gars ?
- Ha oui, je me suis trop régalé lui répondis-je avec engouement.
- Moi aussi je suis partant dit michel, c’était féerique. A la rentrée j’achète un vélo.
La Photo
mytique.
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