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Compétition

Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 11:59



Ce qui paraît primordial dans la réussite d’une course pédestre n’est pas, comme on le pense trop souvent, de franchir la ligne d’arrivée, mais bien d’être présent et en possession de ses moyens sur la ligne de départ. A l‘inverse, on risque la blessure ou la contre performance.

Mais ce qui fait le plus mal c’est le rêve d’une performance brisé par un traumatisme corporel survenu quelque temps avant la date fatidique de la compétition.  Outre le fait qu’on accepte de mauvais cœur la blessure et le renoncement qui va avec, ce qui mine surtout l’esprit c’est la sensation d’avoir travaillé jusque là pour rien.

Et on se pose la question : comment en suis-je arrivé là ?

L’erreur serait de croire qu’en pareille circonstance  la faute incombe « à pas de chance ». S’il y a bien une notion qui est totalement étrangère à l’accident mécanique c’est bien la malchance.  En fait , la cause en revient presque toujours à la mauvaise évaluation des risques encourus.

Ces risques sont multiples, ils peuvent êtres engendrés par une mauvaise préparation, une alimentation incorrecte, une ambition démesurée etc.

Mais ce qui me semble être souvent la cause fondamentale d’une blessure corporelle c’est bien l’absence d’écoute de son corps. Une douleur anodine est généralement le préalable d’un accident à venir. On ne souffre pas pour rien mais bien pour quelque chose. Un tendon fait mal au réveil et l’inflammation n’est pas loin, un point douloureux derrière la cuisse se manifeste et c’est l’élongation qui pointe son nez.... Nier la douleur conduit inéluctablement à la blessure.

Alors que faire ?

D’abord appliquer les soins nécessaires à la partie du corps concerné. C’est incontournable. Ensuite, réviser son objectif de départ. Est-il trop ambitieux ? Reste-t-il réalisable ? En fonction de la réponse, revoir son plan d’entraînement. Est-il toujours adapté à mes capacités physique, les séances ne sont elles pas trop intenses ? Les temps de repos sont-ils suffisant ? Est-ce que je respecte bien les principes de l’entraînement ? Etc.

On le voit, tout ceci n’est pas simple mais reste néanmoins possible. Pour y arriver il convient d’appréhender la compétition avec humilité. C’est pour ma part la meilleure façon de minimiser les risques. On court pour soi pas pour les autres. De toutes façons, quelque soit la vitesse à laquelle on court et aussi rapide soit-elle, il y a toujours quelqu’un pour nous dépasser alors…

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Compétition - Communauté : Trail - Course à pied
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 11:55

 

Ce qui semble capital dans la réussite d’une course de fond, c’est de ne pas partir trop vite.  Dans le cas contraire, un départ trop rapide risque de rendre la fin de la course difficile et l’ambition qui l'accompagne illusoire. Cette vérité s’apparente à une lapalissade et pourtant tout nous pousse à commettre cette erreur.

 

Juste avant le départ, l’adrénaline faisant son effet, une émotion comparable à celle ressentie le premier jour de rentrée de classe se manifeste et génère de l’angoisse. L’impatience gouverne. On ressent alors l’envie de s’affranchir de cette désagréable impression avec l’idée de s’élancer comme des dératés sur l’asphalte.

 

Puis c’est le coup de départ. Comme dans une course hippique, l’emballement du pas fait suite au piétinement. La nervosité domine et brouille nos repères au point d’oublier la stratégie initiale. Difficile de se réfréner, la fatigue est encore loin, et l’énergie abonde. Plus rien n’interdit de croire au dépassement de soi.

 

Quelques kilomètres plus loin cependant l’épuisement fait suite à l’euphorie. Le plein d’énergie fortement entamé, une sensation de lassitude se manifeste progressivement pour s’installer ensuite durablement. Le moral chute et la motivation avec. La distance s’allonge, un kilomètre égale deux, l’impression de ne plus avancer nous conduit presque à renoncer d'aller au bout de l’effort. A ce stade de la course ce qui compte ce n’est plus de réaliser un chrono mais bien de finir. Les ambitions sont revues à la baisse.

 

Plus tard, franchir la ligne d’arrivée se vit non pas comme un accomplissement mais bien comme une véritable délivrance, un cauchemar qui touche à sa fin. L’épuisement est à son comble, l’accablement et la déception aussi.

 

Cet état mental n'est heureusement pas intemporel, une analyse minutieuse de l’épreuve et l’identification de l’erreur commise favorise la motivation, l’ambition envahit de nouveau notre esprit.

 

Même avec de l'expérience, ce type de désagrément arrive alors qu'il pourrait être évité facilement. La prétention et l’émotion conduisent à la contre performance. La lucidité seule permet de les contourner. Comment ? Par l’attachement du bon respect de la stratégie de course. Des moyens existent pour le faire. Le contrôle de sa vitesse à l’aide des instruments technologiques à disposition et/ou la vérification du temps de passage à chaque kilomètre en représentent les exemples parmi les plus significatifs.

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Compétition - Communauté : Trail - Course à pied
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 13:16



C'était bien là l'occasion d'interdire la circulation dans l'arrondissement, à quelques semaines du sommet de Copenhague la mairie aurait pu faire mieux.

Bien que le maire de l'arrondissement ai été des nôtres, sans vouloir jouer l'écologiste de service, j'ai envie de lui dire, que courir au milieu des véhicules en tous genres, respirer leur gaz d'échappement, supporter l'impatience des automobilistes, le camion poubelle etc n'étaient pas digne d'une compétition sportive et, sans jeu de mot, pas vraiment dans l'air du temps. 
C'est dommage car l'ambiance au départ et à l'arrivée était conviviale et l'esprit des coureurs et des membres du staff irréprochable.
A l'avenir, il ne manquera plus, pour que la fête soit totalement réussie, qu'à renvoyer les accros du volant loin de l'arrondissement ce jour là. 

Pour parler d'autre chose, en ce qui me concerne, c'est mieux, j'ai réalisé un chrono de 48 minutes dans des conditions difficiles. Le parcours était très dur, deux boucles comprenant beaucoup de côtes, dont la rue des Martyrs et la rue de la Rochefoucauld, ce n'était vraiment pas une sinécure. j'ai terminé beaucoup moins épuisé qu'aux 20kms de Paris ce qui m'a même permis ensuite de regagner mon domicile, de l'autre côté de la Seine, à pied.

Voilà qui est bon augure pour la suite de la saison.  En m'entraînant régulièrement, malheureusement qu'une seule fois par semaine, j'espère retrouver un niveau de forme optimal vers le mois de mars. 
Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Compétition - Communauté : Trail - Course à pied
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