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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 09:05

 

Ce qui semble capital dans la réussite d’une course de fond, c’est de ne pas partir trop vite.  Dans le cas contraire, un départ trop rapide risque de rendre la fin de la course difficile et l’ambition qui l'accompagne illusoire. Cette vérité s’apparente à une lapalissade et pourtant tout nous pousse à commettre cette erreur.

 

Juste avant le départ, l’adrénaline faisant son effet, une émotion comparable à celle ressentie le premier jour de rentrée de classe se manifeste et génère de l’angoisse. L’impatience gouverne. On ressent alors l’envie de s’affranchir de cette désagréable impression avec l’idée de s’élancer comme des dératés sur l’asphalte.

 

Puis c’est le coup de départ. Comme dans une course hippique, l’emballement du pas fait suite au piétinement. La nervosité domine et brouille nos repères au point d’oublier la stratégie initiale. Difficile de se réfréner, la fatigue est encore loin, et l’énergie abonde. Plus rien n’interdit de croire au dépassement de soi.

 

Quelques kilomètres plus loin cependant l’épuisement fait suite à l’euphorie. Le plein d’énergie fortement entamé, une sensation de lassitude se manifeste progressivement pour s’installer ensuite durablement. Le moral chute et la motivation avec. La distance s’allonge, un kilomètre égale deux, l’impression de ne plus avancer nous conduit presque à renoncer d'aller au bout de l’effort. A ce stade de la course ce qui compte ce n’est plus de réaliser un chrono mais bien de finir. Les ambitions sont revues à la baisse.

 

Plus tard, franchir la ligne d’arrivée se vit non pas comme un accomplissement mais bien comme une véritable délivrance, un cauchemar qui touche à sa fin. L’épuisement est à son comble, l’accablement et la déception aussi.

 

Peu de temps après heureusement le moral revient, l’analyse minutieuse du déroulement de l’épreuve et l’identification de l’erreur commise favorise la motivation, l’ambition envahit de nouveau notre esprit.

 

Même avec de l'expérience, ce type de désagrément arrive alors qu'il pourrait être évité facilement. La présomption et l’émotion conduisent à la contre performance. La lucidité seule permet de les contourner. Comment ? Par l’attachement du bon respect de la stratégie de course. Des moyens existent pour le faire. Le contrôle de sa vitesse à l’aide des instruments technologiques à disposition et/ou la vérification du temps de passage à chaque kilomètre en représentent les exemples parmi les plus significatifs.

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : Trail - Course à pied
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