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Gonzalo au 37 ème kilomètre.
Comme je vous l'ai annoncé hier soir, Gonzalo, que beaucoup d'entre vous connaissent bien maintenant, a couru son deuxième marathon de New York en réalisant un chrono inférieur de 10 minutes à
celui qu'il avait réalisé l'année dernière. Cela constitue une belle progression.
Cependant, tel que je le connais il aurait pu faire mieux. Alors pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Pour le savoir le plus simple est de l'écouter.
D'après ses propos, "parti en dernière vague, j'ai passé mon temps à zigzaguer tellement il y avait de monde". Ce qui veut dire qu'il a été dans l'obligation, dès le départ et pendant un certain
temps, d'accélérer pour rattraper le temps perdu et "ça m'a beaucoup fatigué".
Ensuite, une fois dans les temps initialement prévus, il n'a pu maintenir le rythme sur toute la toute distance bien qu'il est eu le courage et la volonté d'accélérer sur les deux derniers
kilomètres pour améliorer son chrono.
Cette expérience résume à elle seule tout l'inconvénient de ce type d'épreuve. La renommée de la course attire au fil des ans de plus en plus de monde. La masse des coureurs ne permet en aucune
façon de s'illustrer comme on l'avait prévu à l'avance. C'est ce qui m'est arrivé dernièrement aux 20 kms de Paris (voir article "cinq gars à la une").
C'est la raison pour laquelle, je vais désormais délaisser les épreuves de grande renommée pour m'orienter vers des épreuves plus confidentielles où il me sera possible de conduire le rythme de
mes pas comme je l'entends.
Il ne me reste plus qu'à féliciter Gonzalo pour sa double performance, la première d'avoir terminé le marathon, la deuxième d'avoir amélioré considérablement son chrono.
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