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Ce qui paraît primordial dans la réussite d’une course pédestre n’est pas, comme on le pense trop souvent, de franchir la ligne d’arrivée, mais bien d’être présent et en possession de ses moyens
sur la ligne de départ. A l‘inverse, on risque la blessure ou la contre performance.
Mais ce qui fait le plus mal c’est le rêve d’une performance brisé par un traumatisme corporel survenu quelque temps avant la date fatidique de la compétition. Outre le fait qu’on accepte de mauvais cœur la blessure et le renoncement qui va avec, ce qui mine surtout l’esprit c’est la sensation d’avoir travaillé jusque là pour rien.
Et on se pose la question : comment en suis-je arrivé là ?
L’erreur serait de croire qu’en pareille circonstance la faute incombe « à pas de chance ». S’il y a bien une notion qui est totalement étrangère à l’accident mécanique c’est bien la malchance. En fait , la cause en revient presque toujours à la mauvaise évaluation des risques encourus.
Ces risques sont multiples, ils peuvent êtres engendrés par une mauvaise préparation, une alimentation incorrecte, une ambition démesurée etc.
Mais ce qui me semble être souvent la cause fondamentale d’une blessure corporelle c’est bien l’absence d’écoute de son corps. Une douleur anodine est généralement le préalable d’un accident à venir. On ne souffre pas pour rien mais bien pour quelque chose. Un tendon fait mal au réveil et l’inflammation n’est pas loin, un point douloureux derrière la cuisse se manifeste et c’est l’élongation qui pointe son nez.... Ce qui est certain c’est que nier la douleur conduite inéluctablement à la blessure.
Alors que faire ?
D’abord appliquer les soins nécessaires à la partie du corps concerné. C’est incontournable. Ensuite, réviser son objectif de départ. Est-il trop ambitieux ? Reste-t-il réalisable ? En fonction de la réponse, revoir son plan d’entraînement. Est-il toujours adapté à mes capacités physique, les séances ne sont elles pas trop intenses ? Les temps de repos sont-ils suffisant ? Est-ce que je respecte bien les principes de l’entraînement ? Etc.
On le voit, tout ceci n’est pas simple mais reste néanmoins possible. Pour y arriver il convient d’appréhender la compétition avec humilité. C’est pour ma part la meilleure façon de minimiser les risques. On court pour soi pas pour les autres. De toutes façons, quelque soit la vitesse à laquelle on court et aussi rapide soit-elle, il y a toujours quelqu’un pour nous dépasser alors…
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