Réflexions

Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 19:16

 

 

 

Paul :je ne comprends pas, je soulève presque autant de charges que toi Henri et malgré cela tu prends plus de muscle que moi. C’est dingue, tu gonfles à vue d’œil et moi je reste définitivement fluet. Ce n’est pas normal !

Henri : Je n’en sais pas plus que toi Paul, on va demander au coach ce qu’il en pense. Hé coach ! Peux-tu nous expliquer pourquoi je demeure nettement plus musclé que l’avorton là devant moi ?

Paul : ha ! C’est malin, vraiment !

Moi : Je vais vous expliquer, vous verrez ce n’est pas très compliqué.

Henri : Ok mais on m’a dit que,

Moi : Laisse-moi aller jusqu’au bout je te prie.

Henri : entendu.

Moi : bon, vous êtes toutes ouïes ?

Paul : Ok on t’écoute.

 

Moi : Pour commencer apprenez que le muscle est composé de fibres musculaires. Ensuite sachez que le nombre de ces fibres est déterminé une fois pour toute à la naissance. Ce qui veut dire que le sport ne change rien à cela. Le nombre de fibres est invariable dans le temps.

Paul : C’est fixé une fois pour toute ?

Moi : Oui.

Henri : La génétique, je te l’avais bien dit Paul, je t’atomise depuis ma naissance mon pauvre !

Paul : Ouais, ouais fais le malin, mais coach plus sérieusement, si je te suis, il est donc impossible de changer les choses, jamais je ne pourrais mettre sa branlée à cet abruti d’Henri ?

Moi : Non, non, ce n’est pas vrai ! Tu as ta chance car le facteur psychologique joue fortement et de ce côté je pense que tu disposes d’un avantage certain sur Henri.

Henri : Hé, qu’est ce que ça veut dire, je ne suis pas d’accord !

Paul : J’ai toujours pensé que tu es un velléitaire mon vieux !

Henri : Un velléitaire, je vais te montrer moi !

Moi : On se calme et on écoute d’accord ?

Henri : Ok ! Ok on déconne coach.

Moi : Pour faire simple, sachez qu’il existe deux types de fibres. Les fibres rouges et les fibres blanches. Les fibres rouges sont faites pour les sports d’endurance, les fibres blanches pour les sports de force.

Henri : Ha ! C’est pour ça qu’il devient tout rouge quand il pousse sur la fonte.

Paul : Je préfère me taire.

Moi : Les fibres blanches ont le pouvoir de se développer nettement plus que les fibres rouges.

Paul : C’est pour cela que je gonfle moins que lui alors ?

Moi : Oui.

Henri : Ha ! Ha ! Ha !

Moi : pour aller plus loin s’il est vrai que l’activité physique ne peut pas augmenter le nombre de fibres en revanche elle peut en modifier en partie la nature.

Paul : Ha !

Henri : Les rouges peuvent devenir blanches et inversement ?

Moi : Non. Ce sont les fibres dites intermédiaires faisant partie à part entière d’un groupe ou de l’autre qui mutent. Autrement dit, certaines fibres rouges peuvent muter et devenir fortes tout en restant rouges.

Paul : Alors si je continue à pousser de la fonte je vais devenir plus fort et plus volumineux. Je vais te mettre ta branlée toi.

Henri : Si toi tu prends du volume, alors moi qu’est ce que ça va être, mon pauvre je t’enterre.

Paul : Coach je n’ai aucune chance !

Moi : Attention, je n’ai pas dis que toutes les fibres mutaient, ce n’est pas une vérité absolue. Seules les fibres sollicitées le font. Par exemple si je mobilise uniquement les bras je développerais ma force qu’à cet endroit de mon corps. Il existe aussi d’autres cas de figures, par exemple, certaines personnes sont fortes des bras et faibles des jambes. Tout dépend de l’activité physique qu’elles ont pratiquée pendant leur enfance.  L’adolescence joue un rôle fondamental à ce sujet. C’est une des raisons pour laquelle il est recommandé de faire plusieurs activités sportives lorsque l’on est jeune. La pratique de plusieurs sports va générée une force globale distribuée à l’ensemble de la musculature. Qui plus est la force développée au cours de l’adolescence reste durable à condition qu’ensuite on l’entretienne bien évidemment. Sans sollicitation pas de force.

Paul : ouais mais ça ne règle pas mon problème.

Moi : Tu as raison, je me suis égaré, tu as ta chance dans cette affaire car tu possèdes une grande volonté de progresser. Là où d’autres abandonnent à cause de la contrainte existante toi tu continues en t’accrochant. C’est ta force. Ceux-là tu les dépasseras c’est certain.

Henri : mais moi aussi je m’accroche coach…

Moi : Je n'ai pas dis le contraire Henri mais tu es moins assidu que lui et à terme cela va te nuire. 
Paul : Ha! Ha! Ha!
Moi : Quant à toi Paul dis-toi bien que tu ne peux devenir l’homme le plus fort de la terre. Tu auras beau t’entraîner il y en aura toujours de plus puissant que toi. Mais à part ça je te trouve meilleur qu’Henri dans bien des domaines. En séries d’abdominaux par exemple et tu es même plus souple en plus.

Henri : c’est une conspiration ou quoi ?

Moi : bon les gars on arrête de bavarder et on travaille, prenez la barre et chargez-là.

Paul : combien ?

Moi : 80 kilos

Henri : Heu ! Pu….il veut notre mort

Paul : on aurait mieux fait de se taire.

Henri : c’est encore de ta faute….

 

 

 

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : coaching sportif
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 16:34

 

L’allure de course représente une des inquiétudes qui hante légitimement la personne qui s’engage dans une épreuve de fond.  Fondamentalement cette crainte s’évanouit par, à peu de choses près,  la connaissance de la vitesse idéale qui doit la conduire jusqu’au bout de son périple. C’est, bien sûr, au cours des entraînements préparant à l’épreuve de fond sélectionnée que cette stratégie se détermine préalablement.

 

Plusieurs méthodes se distinguent les unes des autres pour apprendre à bien réguler sa vitesse.  Parmi elles deux se détachent distinctement : la première est, pour ainsi dire, naturelle et se réfère aux seules impressions ressenties par le coureur à l’effort. La seconde plus moderne fait appel aux instruments de mesures. L’une et l’autre bien employées sont efficaces mais présentent respectivement un risque d'erreur.

 

La manière naturelle.

 

Comme je l’ai indiqué dans un précédent article intéressant l’exercice fractionné, le contrôle du rythme respiratoire demeure un des moyens, certes empirique mais néanmoins fiable, de bien surveiller sa vitesse de course.

Comme cela, sans avoir recours à la technologie, simplement en écoutant son corps, la respiration aisée, juste en dessous de la limite de l’essoufflement, la filière aérobie produit ses effets. A cette vitesse, sous le feu des glucides, les lipides produisent l’énergie nécessaire au bon rendement musculaire pendant toute la durée de la course. Logiquement ça marche. Mais au moindre changement d’intensité, à la moindre accélération aussi anodine soit-elle, très vite, le besoin de décélérer se fait sentir. Le souffle alors se fait court, les cuisses s’alourdissent, l’estomac se contracte et l’impression de ne plus en pouvoir s’empare de l’esprit au point de se demander s’il sera possible de tenir toute la distance dans ces conditions.

Seul l’exercice au train de la course peut limiter, à l’entraînement, ce type de désagrément. C’est la raison pour laquelle il est recommandé, tout au long de la saison, de répéter sans cesse le juste effort à accomplir, pratiquement à chaque sortie en écoutant attentivement les sensations qu’envoie le corps. Une fois la bonne allure mémorisée, le jour de la course, le risque d’erreur s’en trouvera minimisé à condition cependant de ne pas se laisser griser par l’excès de motivation inhérent à ce type de compétition.

 

Le recours à la technologie.

 

Aujourd’hui, presque tout le monde utilise ou connaît le cardio-fréquencemètre. C’est pratique, l’allure de la course y est indiquée clairement sur le cadran de la montre soit directement, soit indirectement par l’information de l’état des battements de son cœur en nombre ou en pourcentage.

La minimisation du risque d’erreur constitue indéniablement le gros avantage du recours à cet instrument. Le fait de prévoir le nombre minimum et maximum de battements cardiaques par minutes à respecter éloigne la contre performance. Avec cet outil on est certain d’arriver sans trop de dégâts en relative sécurité. L’inconvénient c’est que cette protection limite le dépassement de soi. La performance est fortement encadrée.

Qui plus est, le rythme cardiaque prévu au départ augmente progressivement durant la course avec le temps et la fatigue. Pour le maintenir l’obligation de diminuer l’allure de course s’impose impérativement et la performance avec. Mais, comme on le dit dans le jargon sportif, « de cette façon on est sûr de terminer ! ».

 

Personnellement ma préférence va vers la méthode naturelle même si elle m’a valu par le passé quelques ennuis. Aujourd’hui, il est vrai que de la manière dont j’appréhende la course de fond, je laisse la performance aux autres, je me contente seulement du plaisir de courir, m'épargne relativement de mauvaises surprises. Les traumatismes s'éloignent considérablement. Alors je cours en aisance respiratoire, généralement en compagnie de Gonzalo, sans trop forcer, en mettant en exergue non plus la plus grande vitesse réalisée mais la distance parcourue et cela me procure de belles satisfactions.

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : Trail - Course à pied
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 14:43

 

 

Pourquoi Henri qui n’a jamais été sportif dans sa jeunesse réalise-t-il de meilleurs chronos que Paul qui a toujours eu la réputation d’être un bon sportif ?

 

Henri chez lui une fois la course terminée :

-         Chérie ! Chérie ! Tu te rends compte je suis allé plus vite que Paul ! Tu te rends compte, plus vite que Paul ?

-         Oui, et alors ?

-         Paul !  Mais il a toujours été pour moi un véritable sportif, je n’en reviens pas, c’est incroyable.

 

Hé oui, Paul qui a toujours été le meilleur au foot, qui driblait tout le monde, marquait des buts, nageait mieux que tous et avait le meilleur coup droit de tous les membres du groupe d’amis, Paul, au semi marathon, s’est fait dépasser par Henri.

 

Comment expliquer cela ?  Je vais tenter d’apporter, en toute humilité, d’autres auront sûrement un autre avis que le mien sur la question,  une réponse à cette interrogation en développant trois points de vue complémentaires :

 

  1. Sans avoir à l’esprit d’inférioriser la course à pied par rapport à un autre sport, je pense, peut être me trompe-je, que la performance dans ce sport réside essentiellement dans la volonté. Ce qui veut dire que le jogging reste à mes yeux une activité où s’exprime en priorité une seule composante, le mental, bien entendu en dehors de la stratégie de course mais cela ne concerne vraiment que les coureurs chevronnés. Je dis cela car je considère que  les aspects technique et tactique demeurent limités. En effet, pas besoin d’une technique particulière pour courir, il suffit de mettre un pied devant l’autre, et pas besoin non plus d’avoir un sens tactique très aiguisé pour mener à bien sa course, il suffit de suivre la route.

 

  1. Cela dit on retrouve cette unité de mesure sur le plan physiologique. En effet, la principale qualité physiologique qu’un coureur doit détenir pour être performant est la qualité d’endurance. La force, la vitesse, la puissance, la résistance et la souplesse même ne sont pas utiles pour réussir. Et cette unité de mesure alliée avec la précédente, c'est-à-dire le mental font que le jogging est un sport qui s’offre à tous. Elle permet ainsi à ceux qui n’ont jamais cru en leur potentiel physique de l’exprimer totalement et ce fait nouveau dans leur existence est très satisfaisant pour eux. Pour beaucoup cette découverte d’un potentiel physique qu’ils avaient jusque là ignoré  les réhabilite avec leur corps et cette force mentale les sublime au point de leur permettre de rivaliser avec ceux qu’ils considéraient encore hier comme leur maître dans ce domaine.

 

  1. C’est ainsi qu’être adroit au foot, savoir placer le ballon où l’on veut, être un bon tacticien au tennis, savoir exploiter les faiblesses de l’autre, être bon au cent mètres, profiter d’une musculature avantageuse pour aller vite sur une courte distance, être bon au deux cents mètre nage libre, allier technique de nage et grande capacité de résistance à l’effort intense pendant moins de trois minutes, ne font pas pour autant de la même personne un bon coureur de fond. L’endurance, n’est pas la résistance qui elle-même n’est pas la vitesse et ainsi de suite.

Pour autant quand Henri se retrouvera face à Paul sur un terrain de foot, l’ordre hiérarchique établit au départ ne se modifiera pas, Henri driblera toujours aussi aisément Paul mais il aura appris à ses dépends dans un autre sport que celui-ci que Paul, même s’il ne possède pas une bonne touche de balle, est lui aussi un bon sportif.

 

Pour finir, je rajouterai que souvent ceux qui autrefois étant jeunes, étaient considérés comme des sportifs reconnus dans leurs disciplines respectives, arrivent devenus plus âgés à la course à pied par défaut. Ils pensent souvent, « je cours parce que mon corps ne me permet plus d’exercer mon sport favori » et cet état d’esprit est incompatible avec la performance sportive. Pour « faire une perf » comme on dit dans le jargon du sport il faut se donner à fond, sans retenue, avec plaisir et en toute confiance. Je pense que c’est bien cet état d’esprit qui prévaut souvent chez ceux qui découvrent la compétition sur le tard et qui les rend si performant. En d’autres termes, ils sont « tout neuf » !

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : Sport d'endurance
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 21:45

 

Au cours de l'entretien :

-          Vous me suggérez de mangez moins mais qu’est ce que cela veut dire au juste ? 

-
         
Nous en avons pourtant déjà parlé lors de notre dernier entretien.

-          Oui, c'est vrai, mais vous savez depuis que l'on s'est vu je ne mange presque plus rien.

- Vraiment ?

- J’admets volontier faire des entorses à la règle mais ce n’est pas si souvent que ça.

-          Combien de fois ? 

-          Heu ! Par jour ?

-          Je voulais dire par semaine….

-          Ha ! Je n’en sais rien au juste. Peut être un peu trop mais vraiment je n’ai pas le sentiment d’exagérer.

-          Bien, reprenons tout dès le départ si vous le voulez bien ?

-          C’est vraiment nécessaire ?

-          Je le crains…

 

Un peu plus tard :

-          Vous me suggérez maintenant de manger mieux mais qu’est ce que vous entendez par là ?

-          D’évitez la consommation  d’aliments trop gras par exemple, nous avons  aussi abordé ce sujet la dernière fois que nous nous sommes vus. Vous vous en rappelez ?

-          Oui, oui, mais je me prive déjà de beaucoup de choses que j’aime alors..

-          Autres choses que les frites peut être ?

-          Les frites sûrement et bien d’autres choses encore. Pour tout vous dire, j’ai l’impression que je n’y arriverais jamais.

-          Allons ne vous laissez pas aller au découragement.

-          Allons, allons, vous êtes marrant vous,  c'est difficile de faire des efforts, je n'ai jamais eu l'habitude de me priver alors changer comme ça ma façon de manger c'est dur.

-          N’exagérez pas tout de même, et si nous reprenions tout dès le début ?

-          Heu ! Encore ?

-          J’ai bien peur que ce soir nécessaire encore une fois.

 

Hé oui, une énième explication s’impose de nouveau et il est à craindre que cela dure longtemps si rien ne change.

Se mentir à soi même n’est pas la solution et le meilleur nutritionniste du monde ne peut rien face à de la mauvaise volonté.

L’efficacité d’une méthode réside avant tout dans la conviction de sa mise en œuvre et à tout le moins dans le respect de l’esprit dans laquelle elle a été conçue.

Partant de ce postulat, être volontaire et patient sans céder au découragement me semble être le bon triptyque  pour modifier la silhouette de son corps.  Jour après jour la méthode fera alors son oeuvre jusqu'à ce qu’un beau matin, par inadvertance, au détour d’un regard, dans une situation peu banale, se revoir dans un miroir familier ailleurs que chez soi par exemple, l’occasion nous sera donner de constater que le corps a changé.

La mesure du travail accomplit se révèlera alors à sa juste valeur.  Et rien que pour vivre cette satisfaction ça vaut la peine d'essayer.

 

 

 

           
Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 19:13

 

 

Pourquoi Henri qui n’a jamais été sportif dans sa jeunesse réalise-t-il de meilleurs chronos que Paul qui a toujours eu la réputation d’être un bon sportif ?

 

Henri chez lui une fois la course terminée :

-         Chérie ! Chérie ! Tu te rends compte je suis allé plus vite que Paul ! Tu te rends compte, plus vite que Paul ?

-         Oui, et alors ?

-         Paul !  Mais il a toujours été pour moi un véritable sportif, je n’en reviens pas, c’est incroyable.

 

Hé oui, Paul qui a toujours été le meilleur au foot, qui driblait tout le monde, marquait des buts, nageait mieux que tous et avait le meilleur coup droit de tous les membres du groupe d’amis, Paul, au semi marathon, s’est fait dépasser par Henri.

 

Comment expliquer cela ?  Je vais tenter d’apporter, en toute humilité, d’autres auront sûrement un autre avis que le mien sur la question,  une réponse à cette interrogation en développant trois points de vue complémentaires :

 

  1. Sans avoir à l’esprit d’inférioriser la course à pied par rapport à un autre sport, je pense, peut être me trompe-je, que la performance dans ce sport réside essentiellement dans la volonté. Ce qui veut dire que le jogging reste à mes yeux une activité où s’exprime en priorité une seule composante, le mental, bien entendu en dehors de la stratégie de course mais cela ne concerne vraiment que les coureurs chevronnés. Je dis cela car je considère que  les aspects technique et tactique demeurent limités. En effet, pas besoin d’une technique particulière pour courir, il suffit de mettre un pied devant l’autre, et pas besoin non plus d’avoir un sens tactique très aiguisé pour mener à bien sa course, il suffit de suivre la route.

 

  1. Cela dit on retrouve cette unité de mesure sur le plan physiologique. En effet, la principale qualité physiologique qu’un coureur doit détenir pour être performant est la qualité d’endurance. La force, la vitesse, la puissance, la résistance et la souplesse même ne sont pas utiles pour réussir. Et cette unité de mesure alliée avec la précédente, c'est-à-dire le mental font que le jogging est un sport qui s’offre à tous. Cela permet ainsi à ceux qui n’ont jamais cru en leur potentiel physique de l’exprimer au mieux et ce fait nouveau dans leur existence est très satisfaisant pour eux. Pour beaucoup cette découverte d’un potentiel physique qu’ils avaient jusque là ignoré les réhabilite avec leur corps et cette force mentale les sublime au point de leur permettre de rivaliser avec ceux qu’ils considéraient encore hier comme leur maître dans ce domaine.

 

  1. C’est ainsi qu’être adroit au foot, savoir placer le ballon où l’on veut, être un bon tacticien au tennis, savoir exploiter les faiblesses de l’autre, être bon au cent mètres, profiter d’une musculature avantageuse pour aller vite sur une courte distance, être bon au deux cent mètres nage libre, allier technique de nage et grande capacité de résistance à l’effort intense pendant moins de trois minutes, ne font pas pour autant de la même personne un bon coureur de fond. L’endurance, n’est pas la résistance qui elle-même n’est pas la vitesse et ainsi de suite.

Pour autant quand Henri se retrouvera face à Paul sur un terrain de foot, l’ordre hiérarchique établit au départ ne se modifiera pas, Henri driblera toujours aussi aisément Paul mais il aura appris à ses dépends que dans un autre sport Paul est désormais plus performant que lui.

 

Pour finir, je rajouterai que souvent ceux qui autrefois étant jeunes, étaient considérés comme des sportifs reconnus dans leurs disciplines respectives, arrivent devenus plus âgés à la course à pied par défaut. Ils pensent souvent, « je cours parce que mon corps ne me permet plus d’exercer mon sport favori » et cet état d’esprit est incompatible avec la performance sportive. Pour « faire une perf » comme on dit dans le jargon du sport il faut se donner à fond, sans retenue, avec plaisir et en toute confiance. Je pense que c’est bien cet état d’esprit qui prévaut souvent chez ceux qui découvrent la compétition sur le tard et qui les rend si performant. En d’autres termes, ils sont comme je dis souvent en fin de séance : « tout neuf » !

Géraldine qui vient de réaliser un super chrono au 20 kms de Parsi, 1h26 mns a découvert le plaisirs de la course à pied depuis seulement 4 à 5 ans.



 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : Trail - Course à pied
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Articles récents

  • L'exercice fractionné en pratique.
      Chers amis,  vous connaissez les ajustements physiologiques liés à l’exercice fractionné (voir article l’exercice fractionné publié le 1er décembre 2008) il vous faut maintenant savoir comment le mettre en œuvre.  ...
  • Partir trop vite, arriver plus tard.
      Ce qui semble capital dans la réussite d’une course de fond, c’est bien de ne pas partir trop vite.  Dans le cas contraire, un départ trop rapide risque de rendre la fin de la course difficile et l’ambition qui l'accompagne illusoire. Cette vérité s’apparente à...
  • PACE E SALUTE A TUTTI
  • In Piazza magazine
    -Chers amis, je vous propose de suivre le lien suivant et de découvrir   l'article paru dans le magazine "In Piazza"  relatif à l'ouvrage " Vingt cinq ans deux carrières".
  • Courir l'esprit serein
    Hé oui, il est toujours là notre Corso-argentin, en pleine forme, malgré la pluie battante, à l'arrivée du 33ème semi marathon de Paris. C'est bien la preuve qu'il se prépare comme il se doit, avec sérieux et détermination. Son secret : être en permanence à l'écoute de son...
  • Les vitamines et la santé.
      D'une manière générale les vitamines sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme et contribuent à la prévention des maladies. Elles participent notamment à la prévention de certains cancers, des maladies cardiovasculaires et du...
  • Tableau utilitaire
     
  • Association " Petits Princes".
    L'association  " Petits Princes " a engagé plusieurs participants en juin dernier aux 10kms de Vincennes en vue de promouvoir et soutenir leur cause.  Parmi ces inscrits se trouvaient deux femmes courageuses, Danielle et Patricia, qui se sont illustrées ce jour là en réalisant...
  • Ajaccio: dédicace à la Librairie des Palmiers
    VINGT CINQ ANS DEUX CARRIERES. Chers amis   Je vous invite à une séance de signatures le samedi 27 août de 11H à 12H30 et de 18H à 19H30 à la Librairie des Palmiers.   Amicalement  
  • Activités physiques modérées et santé.
          Selon l’INSERM, une expertise collective, effectuée auprès des différents types de populations, démontre que la pratique régulière d’activités physiques d’intensité modérée contribue au bien être et à la qualité de vie liée à la santé....
Liste complète
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés