Selon un rapport d’expertise publié par l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale)
l’activité physique régulière est, globalement, considérée comme un facteur a priori favorable pour la longévité.
S’appuyant sur de nombreux travaux scientifiques, cet institut affirme que le taux de mortalité prématurée des personnes sédentaires est plus élevé que celui des personnes actives.
Cela dit, suite à cette assertion il est légitime de se poser la question suivante : qu’est-ce qu’une personne active ?
Les différentes études sur le sujet distinguent trois types de personnes actives :
- Les personnes peu actives,
- Les personnes modérément actives
- Les personnes actives.
Cela étant, nous ne savons pas à ce stade du raisonnement qu’est ce qui peut distinguer une personne peu active d’une autre modérément active…
Et, étant donné la fluidité existante entre ces trois catégories de personnes, une personne peu par exemple être considérée peu active une semaine et modérément active la semaine suivante, des considérations techniques ont été développées par ailleurs dans le but de mieux identifier les éléments qui seraient susceptibles de favoriser la santé par le sport.
- Alors, pour commencer il est considéré qu’une dépense d’énergie s’évaluant entre 1000 à 1700 kcals par semaine est associée à une réduction significative de la mortalité.
- Ensuite, que 3 heures d’activité d’intensité modérée, marche à pied, montée des escaliers, golf, promenade à cheval ou que 3 séances de 20 minutes par semaine d’activité d’intensité élevée (jogging, musculation, natation, sports collectifs…) réduit de 30% la mortalité.
- Ensuite, que les activités passées ne font pas partie de ce raisonnement dans la mesure où il est avéré que le bénéfice de l’effort physique s’efface totalement à la suite d’un arrêt de la pratique d’environ 6 mois.
- Pour finir que l’augmentation de l’intensité d’une activité physique ou sportive quelconque réduit le taux de mortalité.
L’esprit dans laquelle a été développée cette expertise part d’une bonne intention. Inciter les gens à faire du sport en vue d’’améliorer leur santé est une bonne chose et bien que j’approuve fortement cette démarche, je dois reconnaître que j'ai noté cependant une contradiction. Celle qui découle de l’idée que l’on peut à raison de trois séances de vingt minutes par semaine dépenser 1000 à 1700 kcals.
En effet, sachant qu’un joggeur de niveau moyen pesant 70 kilos dépense seulement 700 kcals sur une distance de 10 kms, je me demande comment pourrait-il faire pour dépenser 1000 à 1700 kcals à raison de trois sorties de 20 minutes puisqu’il lui faut au moins une heure voire plus pour parcourir 10kms ?
Alors, si en une heure sa dépense est de 700 kcals, il lui faut courir 25 minutes supplémentaires pour dépenser 1000 kcals. On dépasse là largement les temps d’entraînement recommandés.
Certains calculs sont donc à revoir. Ceci dit, je vous recommande quand même de faire du sport aussi souvent que vous le pouvez.
Je termine, en vous annonçant que je vais étudier plus en profondeur cette expertise collective de l’INSERM afin de vous en délivrer les principales conclusions chaque semaine tout en apportant un regard aussi critique que constructif.
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Bonnes vacances