Pourquoi ce titre, le muscle roi ? A quelle suprématie fais-je allusion ? A la force, A la souplesse, et de quel muscle s’agit-il ?
Je vais vous parler un peu de tout cela et en particulier du muscle squelettique ou plus exactement de l’importance de le
développer par le sport.
Les muscles squelettiques, c'est-à-dire l’ensemble des muscles qui actionnent nos articulations entre elles, quadriceps, biceps,
abdominaux jouent un rôle essentiel dans le bon déroulement de la vie et de sa longévité. Cette assertion est confortée notamment par la récente synthèse d’expertises menée par l’INSERM sur le
thème du sport et de la santé. L’INSERM conclut dans ce sens que l’activité physique, et par incidence, le renforcement des muscles squelettiques, est un facteur important de la
santé.
Pour faire simple, plus on est musclé et plus on a de chance d’être protégé de la maladie et de vivre vieux.
Comment cela se passe-t-il ?
Le système musculaire squelettique représente 40% de la masse corporelle chez l’Homme et la distribution des fibres musculaires
chez le sujet sédentaire est fonction de l’âge et du sexe.
Ce qui veut dire a contrario que l’activité physique conditionne la fonction musculaire. A partir d’un certain âge, 14 ans
environ, il est admis que, quelque soit le sexe, faire du sport fortifie le corps en modifiant la composition et la masse des muscles sollicités.
Ces ajustements physiologiques ont une incidence favorable sur la santé.
S’il est sollicité avec justesse, le muscle régulièrement activé devient avec le temps plus fort, plus volumineux, plus endurant
et plus souple.
Sa composition évoluera selon le type d’exercice qui lui sera imposé. Par exemple, si le muscle est soumis régulièrement et
prioritairement à un effort de forte intensité, il grossira, on parle alors d’hypertrophie, et sa composition se modifiera d'autant, on parle là d’hyperplasie.
L’hyperplasie concerne tout autant le type de fibres que la composition interne de la cellule.
Les activités physiques privilégiant la
force auront pour effet d’accroître le nombre de fibres à faible pouvoir oxydatif, (blanches) et de modifier son système enzymatique.
Les activités physiques privilégiant l’endurance auront quant à elles pour conséquence d’augmenter le nombre de fibres à fort pouvoir oxydatif, (rouges) d’accroître le nombre de mitochondries
(petites usines à oxygène) et de modifier tout autant son système enzymatique.
Cela dit, les qualités musculaires du système squelettique s'amélioreront quelque soit l’activité physique ou sportive
pratiquée . Autrement dit, dès que l’on impose au muscle une contrainte mécanique qui reste acceptable, le système squelettique répond en se renforçant d’autant. Bref, qu’on fasse du squash, de
la course de fond, de la musculation ou autres, le muscle se développe et joue un rôle de prévention des maladies.
Des maladies parlons-en. Pourquoi le gain de masse musculaire protège-t-il l’organisme des affections pathologiques ?
Hé bien pour commencer l’effort physique nécessite une dépense d’énergie et pour cela l’organisme brûle des
calories.
L’effort terminé, le muscle va surcompenser cette perte d’énergie et de calories en stockant de l’énergie supplémentaire. Ces
calories remplacées proviendront de l’alimentation.
1. Je dépense de
l’énergie,
2. Je brûle des calories,
3. Je mange pour restituer les calories
dépensées,
4. Je reconstitue l’énergie dépensée en
quantité supérieure pour répondre à une éventuelle demande d’énergie ultérieure.
Un sportif régulier présente donc des réserves d’énergie plus importantes que celles d’un sédentaire. Ses stocks de glycogènes
musculaires et hépatiques sont prépondérants. C'est la raison pour laquelle le sportif est celui qui est le plus en forme des deux.
Pendant l’effort, le muscle brûle des calories. Il consomme des glucides, des lipides et moins fréquemment des
protides.
Pour la santé, il est démontré que la contraction musculaire stimule le transport de glucose indépendamment de l’insuline !
Cette voie indépendante favorise l’entrée du glucose dans la cellule. Ce mécanisme prévient le diabète par la mise au repos relatif de la pompe à insuline. Qui plus est, la période post-exercice
est caractérisée par une augmentation de la captation du glucose par le muscle dont l’incidence se traduit par une augmentation du glycogène des muscles sollicités. Le sucre consommé est en grande partie assimilé sous forme de glycogène et non en mauvaises graisses. Et d’un !
Pour la santé également, la contraction musculaire rend la consommation des lipides disponible. Pendant l’effort, et plus
particulièrement l’effort d’endurance, le muscle brûle, en plus du sucre, des graisses pour fonctionner. Ces graisses proviennent des tissus adipeux
et ne devraient pas être remplacées par la suite grâce à un apport calorique suffisant. Et de deux !
Pour la santé enfin, il est avéré que le bon fonctionnement de l’activité hormonale est étroitement lié à l’entretien
voire au développement de la masse musculaire. Selon l’INSERM, la baisse naturelle du rendement des hormones de croissance, (stéroïdes anabolisants) est associée à la fonte musculaire et
inversement à l’augmentation de la masse graisseuse.
Pour bien comprendre de quoi il s’agit, il faut savoir que le muscle se détruit pendant l’effort. Une destruction partielle
protéique accompagne la dépense énergétique. Pour pallier cette perte, un apport approprié de protéines est nécessaire. L’ajout de protéines dans la
ration alimentaire répondra aux besoins supplémentaires générés par le mécanisme de surcompensation. Hé oui, le muscle grossit que s’il bénéficie de la matière nécessaire pour cela. Mais au bout
du compte c’est surtout l’activité hormonale qui permet à ce mécanisme de fonctionner et de rendre le corps plus sain.
Donc, il faut du muscle :
1. pour faire le plein d’énergie, être
en forme (glycogène)
2. pour limiter les risques
cardiovasculaires (perte de gras),
3. pour ralentir la dépendance,
(activité musculaire plus efficiente),
4. pour éloigner le diabète, (pompe à
insuline)
Je pourrais continuer comme ça encore un bon moment tant les effets bénéfiques du muscle sont nombreux pour la
santé.
Au risque de lasser le lecteur, je pourrais notamment développer les relations existantes entre l’activité musculaire et le
système nerveux ou encore de l’incidence du muscle sur les radicaux libres…Mais le temps me manque et je commence sérieusement à fatiguer.
J’ai accompagné ce texte de quelques photos représentant deux personnes dont la découverte du sport est récente. Depuis, elles
s’adonnent avec plaisir et sans retenue aux bienfaits de la musculation.
J’en profite pour les remercier pour leur amicale collaboration qui m'a permis d'amender cet article.