Faire sa gym au bureau

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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 17:37

      

 J’ai appris au cours de mes études sportives qu’il existait « trois filières énergétiques ». La filière anaérobie a lactique, la filière anaérobie lactique et la filière aérobie.

Autrement dit, trois métabolismes différents susceptibles de fournir aux muscles sollicités l’énergie nécessaire à l’accomplissement d’un effort physique particulier. Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois des filières énergétiques j’ai cru que l’on s’adressait à moi dans une autre langue que la mienne et je dois avouer qu’il m’a fallu du temps et de la persévérance pour dompter ce langage. 

Cela fait j’ai ensuite essayé d’en simplifier les termes afin qu’ils soient accessibles au plus grand nombre. C’est alors qu’à ma plus grande stupéfaction j’ai découvert que je n’avais rien compris de tout ça. C’est seulement après maintes réflexions, et en toute humilité, que je pense être arrivé à mes fins. Cela dit, il est temps que je vous en présente maintenant les grands traits.

 

Pour commencer sachez que le muscle en toute circonstance a besoin de carburant pour fonctionner. Il dispose pour cela de trois sources d’énergie distinctes. Ce sont les fameuses filières énergétiques. En fonction de l’intensité et de la durée de l’effort qu’il lui faut fournir il utilise préférentiellement l’une de ces filières.

 

La source la plus instantanée est la filière anaérobie a lactique. Cette filière met à disposition du muscle un carburant appelé créatine phosphate. En pratique, imaginez que vous devez courir rapidement après un bus, cela arrive, c’est cette filière qui vous permettra de le faire car sa mise en œuvre est immédiate. Mais vous ne pourrez prolonger trop longtemps votre effort car les réserves en créatine phosphate sont faibles et qu’il faut du temps pour qu’elles se régénèrent.  Après un court instant, trente secondes au grand maximum, soit vous stopperez votre effort faute de carburant, soit vous le prolongerez en réduisant obligatoirement votre allure et en faisant appel à un autre métabolisme.

Si jamais vous choisissez la deuxième solution, je suis conscient que cette hypothèse n’arrive pas souvent, On ne court pas après un bus indéfiniment , votre organisme utilisera alors sa deuxième source d’énergie, la filière anaérobie lactique. Et alors que votre effort faiblira, tout en demeurant intense et sans pour autant s’estomper, la filière anaérobie lactique mettra à disposition de vos muscles en action le sucre comme carburant. A cette intensité votre effort pourra durer à peu près trois minutes, pas plus. C’est le temps nécessaire pour épuiser les réserves de sucre. Si jamais le bus s’arrête à ce moment là, vous aurez le droit d’injurier le conducteur, le bougre, mais compte tenu de votre état physique je ne pense pas que vous serez en mesure de le faire. Pourquoi ?  Tout simplement parce que votre souffle sera court. Hé oui, quand le muscle fournit un effort de forte intensité pendant une assez longue durée, moins trois minutes rappelez-vous, et qu’il consomme du sucre essentiellement comme carburant, il produit des déchets. De l’acide lactique notamment.  Une partie de l’acidité, les ions d’hydrogène, vont exciter le centre inspiratoire situé dans le bulbe rachidien, une partie du cerveau pour parler plus simplement et vous pourrez toujours inspirez facilement mais vous ne pourrez alors expirez aisément. Bref, vous serez essoufflé. Convenez qu’il est difficile d’injurier qui que ce soit lorsque l’on est dans cet état. Tant mieux pour le conducteur.

Et si vous êtes dégoutés à tout jamais du bus, et vous décidiez d’aller au travail en courant plus lentement, cela se fait parfois, c’est mieux pour éviter les conflits avec les conducteurs, l’organisme mettra en action une troisième source d’énergie, la filière aérobie. En aisance respiratoire, vous parcourrez la distance en consommant un mélange composé prioritairement de sucre et plus ou moins de graisse. Comme dans l’hypothèse précédente, vous ne pourrez pas prolonger trop longtemps votre effort à cette vitesse si vous manquez d’entraînement. Pourquoi ? Parce que vos réserves de sucre ne sont pas inépuisables et que l’on a coutume de dire : « sans sucre pas d’effort ». Et même si vous vous nourrissez de sucre pendant la course la durée de votre effort ne pourra s’étendre très longtemps pour autant. Il faut de l’entraînement pour courir même lentement une grande distance d’un seul trait car seule la répétition régulière de l’effort physique accroît les réserves de sucre hépatique et musculaire (le glycogène) et rendre plus endurant le fonctionnement des métabolismes en jeu. Voilà qui est dit.

 

Mais en dehors de tout effort physique, dans la vie courante notamment, lorsque, par exemple, vous vous rendez au bureau ou chez votre marchand de journaux, évitez, dans une moindre mesure, les disputes en tous genres, l’ensemble des muscles en action brûlent aussi du carburant. Ce carburant est composé principalement de graisse et d’un peu de sucre. Bref, quand vous allez faire vos courses votre organisme utilise toujours la filière aérobie et consomme toujours un carburant mélangé cette fois-ci non pas principalement de sucre et d’un peu de graisse mais bien essentiellement de graisse et dans une moindre mesure de sucre.

Tout cela se réalise bien entendu en aisance respiratoire et votre appareil cardiorespiratoire n’est pas sollicité outre mesure. Voilà donc une autre façon d’utiliser la filière aérobie.

 

Pour aller plus loin, il arrive aussi que les protéines servent de carburant. Elles sont utilisées comme cela quand les réserves de sucres sont pratiquement épuisées. Le peu qu’il reste est affecté à l’alimentation du cerveau et du cœur. L’organisme assure sa survie ainsi et se protège en dégradant les protéines afin qu’elles puissent être consommées comme carburant. Elles se mélangent avec les graisses pour apporter l’énergie nécessaire aux muscles pour fonctionner. L’inconvénient c’est que ce métabolisme dit protéique induit des déchets toxiques. Les lendemains d’effort accompli dans ces circonstances sont souvent douloureux. Courbatures, fatigue extrême… C’est la raison pour laquelle il est préférable lorsque l’on pratique l’exercice physique de bien se nourrir et de consommer des sucres lents pour entretenir ou développer les stocks de glycogène.

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : coaching sportif
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /2009 16:25

 

 

Mai 95, il fait chaud sur ce quick de la porte de la Plaine et je joue au tennis pour la troisième fois de la semaine. J’ai l’intuition que le rythme des rencontres est trop soutenu mais je n’ai pu résister à l’appel de Patrice.

C’est une année un peu particulière. Une année de préparation plus que de renoncement. J’ai abandonné l’idée de créer ma propre salle de gymnastique et j’envisage de nouveau sérieusement de faire carrière dans l’administration mais dans ma discipline cette fois-ci.

Je prépare l’examen d’éducateur hors classe. Pour bien faire je me remets à niveau en français de façon à aborder au mieux l’épreuve du rapport. Parallèlement je suis une formation de culture générale au cas où cela me serait utile à l’épreuve orale.

Côté sport, j’entraîne encore le Neptune club de France mais j’ai arrêté moi-même de nager. La lassitude a eu raison de ma détermination.

Mais je ne suis pas sédentaire pour autant. Régulièrement je retrouve mon ami Patrice pour échanger quelques coups de raquette. Il est bien plus grand et plus technique que moi alors je compense avec mon physique en me dépensant sans compter sur toutes les balles. Il gagne à chaque fois. J’arrive quand même à lui prendre un set de temps en temps mais en dernier recours sa technique prend logiquement le dessus. Ça ne fait rien, je m’amuse beaucoup et puis, pendant la partie je ne pense à rien d’autre et ça me détend bien.

J’ai toujours adoré les sports de ballon. Le football, le hand-ball…pour des raisons ludiques et de dépense d’énergie. Au tennis j’éprouve des sensations similaires et celle que j’apprécie plus particulièrement c’est le son émit par l’impact de la balle sur le tamis, cela me donne à chaque fois du plaisir. D'ailleurs, j’en abuse un peu trop.

Voilà sans doute pourquoi je ressens après chaque partie une douleur en bas du dos qui met de plus en plus de temps à disparaître.

Cela ne me surprend pas car comme la plupart des personnes découvrant un sport à l’âge adulte j’ai négligé l’apprentissage de la technique au détriment du jeu. Mes gestes sont mauvais et peu efficaces. Aussi pour donner plus de vitesse à la balle j’accompagne de manière excessive le mouvement de mon bras avec mon corps. Mes vertèbres lombaires souffrent.

L’ennui c’est que pendant mes heures de service ce mal s’aggrave. Surtout quand je surveille les baigneurs mal assis sur ma chaise pendant de longues heures. Je change souvent de position pour atténuer la douleur mais elle revient inexorablement.

Et quand je dispense une leçon de natation c’est pire. Je suis constamment penché en avant pour contrôler la gestuelle de mes élèves qui nagent et je piétine tout le temps. Quand la leçon se termine, je m’effondre sur ma chaise sans attendre une seconde, pour me soulager.

Ce mal de dos me ronge, j’y pense tout le temps. Le matin dès le réveil, dans la journée, à table, je ne suis bien qu’allongé dans mon lit. C’est devenu invivable.

Je devrais me remettre à nager sérieusement ou bien arrêter le tennis. Et puis étirer l’ensemble de mes muscles comme renforcer ceux de mon dos et mes abdominaux. Je le sais et je ne le fais pas. Pourtant j’ai étudié la traumatologie sportive. Je connais les différentes sortes de blessures corporelles, leurs causes, leurs traitements mais comme tous les jeunes diplômés insensibles à cette aspect des choses je n’ai pas encore intégré pour moi-même les connaissances apprises au cours de ma formation et qui plus est l’expérience professionnelle me fait défaut.

Alors j’oublie volontairement la culture physique et ses principes. Et quand ce matin le téléphone a sonné je n’ai pas eu la sagesse de refuser l’offre de Patrice et j’ai bien fait car aujourd’hui la chance est de mon côté, je mène au score et j’ai bien l’intention de gagner la partie.

C’est à moi de servir, les jambes lourdes, je lance volontairement la balle au dessus de ma tête, juste un peu en arrière dans le but de donner plus de force et d’effet à mon service. Au moment opportun, je frappe la balle violemment avec ma raquette, elle part vite dans le carré de service laissant mon partenaire sur place, point.

Le geste accompli, je ne bouge plus. En fin de mouvement j’ai ressenti un craquement en bas du dos. Le corps plié en deux, je fais signe à mon partenaire que je me suis blessé sérieusement. La partie est terminée.

Ca devait arriver, il y a deux semaines déjà un lumbago m’avait alité plusieurs jours durant.

Demain j’irai voir une dernière fois mon rhumatologue afin qu’il me prescrive un ultime traitement. Je n’en attendrai pas de miracle, juste un soulagement, car j’ai conscience que ma guérison passe avant tout par un changement radical de comportement.

Arrêter, comme je l’ai déjà pensé, le tennis et  m’orienter vers des activités moins ludiques, plus ingrates de prime abord mais où le plaisir vient avec le temps. Un plaisir différent composé de sensations plus que d’amusement. Des sensations que je connais déjà en partie puisque j’enseigne la natation et j’anime des cours de fitness. Cette décision constituera, en quelque sorte, mon premier deuil sportif. Il marquera la fin d’une époque, celle de ma jeunesse, celle d’une période permissive où je pouvais pratiquer n’importe quelle activité sans crainte de blessure récurrente. Mais elle ouvrira surtout la voie vers d’autres horizons moins traumatisants pour le corps mais tout aussi intéressant pour l’esprit.

 

 

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Nouvelles - Communauté : coaching sportif
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 20:45

 

 

 

Voici en quelques mots le résumé de l’article précédent intéressant la nature des fibres musculaires (Paul, Henri…).

Il existe deux types de fibres, les rouges et les blanches, leur nombre est définitivement déterminé à la naissance et une partie d’entre elles, les intermédiaires, a la capacité d’évoluer en fonction de la contrainte physique qui lui est imposée.

 

Les fibres musculaires, dans leur ensemble, quelque soit leur couleur, se transforment donc progressivement afin que le corps réponde de la meilleure façon qui puisse le faire à une  surcharge de travail nouvelle et permanente.

Les fibres blanches, appelées d’une autre façon fibres de type II, répondent à une sollicitation intense en s’hypertrophiant. Leur taille augmente grâce à une hypertrophie fibrillaire, sarcoplasmique, conjonctif, mitochondriale, vasculaire et glycogénique. Bref, en d’autres termes elles gonflent. Et elles le font dès qu’elles se trouvent soumises à un effort de force récurrent. Mais ce processus naturel ne s’accomplit pleinement que si la charge d’entraînement est accompagnée d’une alimentation adaptée à ses besoins. En effet, pour être performant le muscle a obligation de s’alimenter correctement pour couvrir son usure mécanique et sa dépense d’énergie. Une recharge en protéines est nécessaire. Un apport calorique de 0,80 g/kg de poids de corps par jour est recommandé sans jamais dépasser 2g.

Cette majoration structurelle est inévitablement accompagnée d’une recharge toute aussi importante en glucides, en lipides (oui, en bonnes graisses surtout) ainsi que celle en vitamines et en sels minéraux pour respecter l’équilibre alimentaire (55% glucides, 30%lipides, 15% protides).

A cela il convient d’ajouter une augmentation de la consommation de liquides, l’eau étant la  plus recommandée (environ 3 litres/jour).

Donc, je majore ma charge de travail et je majore d’autant mon apport calorique total.

 

Les fibres rouges appelées d’une autre façon fibre de type I, s’adaptent en affinant principalement leur captation en glucose. Cette adaptation se réalise aisément grâce à une meilleure sensibilité musculaire à l’insuline. Le sucre ainsi consommé en excès va quitter le sang pour se localiser dans le muscle et le foie. Les fibres rouges, dès qu’elles sont sollicitées à bon escient, c'est-à-dire en endurance, augmentent considérablement leur capacité de stockage de sucre de réserve, le glycogène, et minore le risque de diabète pour autant.

Mais leur adaptation ne s’arrête pas là. La cellule ou fibre voit son taux de mitochondries augmenter considérablement. Ces petites usines à oxygène rendent la fibre plus endurante. Qui plus est, le tissu conjonctif qui entoure les fibres se décharge de son excès de graisses ce qui a pour effet de les affiner. Pour finir, un accroissement capillaire accompagne ces modifications améliorant par la même la circulation locale et donc l’approvisionnement en éléments essentiels et l’évacuation des déchets.

 

Les fibres intermédiaires, quant à elles, qu’elles soit rouges ou blanches tout en mutant subissent les mêmes transformations.

Elles mutent, à plus ou moins long terme, en fonction du type d’effort réalisé régulièrement. C’est notamment la raison qui explique pourquoi le corps d’un sportif spécialisé dans une discipline se modifie avec le temps. et se distingue d'un autre pratiquant un sport différent en intensité et en durée.

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : informations - Communauté : coaching sportif
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /2009 19:16

 

 

 

Paul :je ne comprends pas, je soulève presque autant de charges que toi Henri et malgré cela tu prends plus de muscle que moi. C’est dingue, tu gonfles à vue d’œil et moi je reste définitivement fluet. Ce n’est pas normal !

Henri : Je n’en sais pas plus que toi Paul, on va demander au coach ce qu’il en pense. Hé coach ! Peux-tu nous expliquer pourquoi je demeure nettement plus musclé que l’avorton là devant moi ?

Paul : ha ! C’est malin, vraiment !

Moi : Je vais vous expliquer, vous verrez ce n’est pas très compliqué.

Henri : Ok mais on m’a dit que,

Moi : Laisse-moi aller jusqu’au bout je te prie.

Henri : entendu.

Moi : bon, vous êtes toutes ouïes ?

Paul : Ok on t’écoute.

 

Moi : Pour commencer apprenez que le muscle est composé de fibres musculaires. Ensuite sachez que le nombre de ces fibres est déterminé une fois pour toute à la naissance. Ce qui veut dire que le sport ne change rien à cela. Le nombre de fibres est invariable dans le temps.

Paul : C’est fixé une fois pour toute ?

Moi : Oui.

Henri : La génétique, je te l’avais bien dit Paul, je t’atomise depuis ma naissance mon pauvre !

Paul : Ouais, ouais fais le malin, mais coach plus sérieusement, si je te suis, il est donc impossible de changer les choses, jamais je ne pourrais mettre sa branlée à cet abruti d’Henri ?

Moi : Non, non, ce n’est pas vrai ! Tu as ta chance car le facteur psychologique joue fortement et de ce côté je pense que tu disposes d’un avantage certain sur Henri.

Henri : Hé, qu’est ce que ça veut dire, je ne suis pas d’accord !

Paul : J’ai toujours pensé que tu es un velléitaire mon vieux !

Henri : Un velléitaire, je vais te montrer moi !

Moi : On se calme et on écoute d’accord ?

Henri : Ok ! Ok on déconne coach.

Moi : Pour faire simple, sachez qu’il existe deux types de fibres. Les fibres rouges et les fibres blanches. Les fibres rouges sont faites pour les sports d’endurance, les fibres blanches pour les sports de force.

Henri : Ha ! C’est pour ça qu’il devient tout rouge quand il pousse sur la fonte.

Paul : Je préfère me taire.

Moi : Les fibres blanches ont le pouvoir de se développer nettement plus que les fibres rouges.

Paul : C’est pour cela que je gonfle moins que lui alors ?

Moi : Oui.

Henri : Ha ! Ha ! Ha !

Moi : pour aller plus loin s’il est vrai que l’activité physique ne peut pas augmenter le nombre de fibres en revanche elle peut en modifier en partie la nature.

Paul : Ha !

Henri : Les rouges peuvent devenir blanches et inversement ?

Moi : Non. Ce sont les fibres dites intermédiaires faisant partie à part entière d’un groupe ou de l’autre qui mutent. Autrement dit, certaines fibres rouges peuvent muter et devenir fortes tout en restant rouges.

Paul : Alors si je continue à pousser de la fonte je vais devenir plus fort et plus volumineux. Je vais te mettre ta branlée toi.

Henri : Si toi tu prends du volume, alors moi qu’est ce que ça va être, mon pauvre je t’enterre.

Paul : Coach je n’ai aucune chance !

Moi : Attention, je n’ai pas dis que toutes les fibres mutaient, ce n’est pas une vérité absolue. Seules les fibres sollicitées le font. Par exemple si je mobilise uniquement les bras je développerais ma force qu’à cet endroit de mon corps. Il existe aussi d’autres cas de figures, par exemple, certaines personnes sont fortes des bras et faibles des jambes. Tout dépend de l’activité physique qu’elles ont pratiquée pendant leur enfance.  L’adolescence joue un rôle fondamental à ce sujet. C’est une des raisons pour laquelle il est recommandé de faire plusieurs activités sportives lorsque l’on est jeune. La pratique de plusieurs sports va générée une force globale distribuée à l’ensemble de la musculature. Qui plus est la force développée au cours de l’adolescence reste durable à condition qu’ensuite on l’entretienne bien évidemment. Sans sollicitation pas de force.

Paul : ouais mais ça ne règle pas mon problème.

Moi : Tu as raison, je me suis égaré, tu as ta chance dans cette affaire car tu possèdes une grande volonté de progresser. Là où d’autres abandonnent à cause de la contrainte existante toi tu continues en t’accrochant. C’est ta force. Ceux-là tu les dépasseras c’est certain.

Henri : mais moi aussi je m’accroche coach…

Moi : Je n'ai pas dis le contraire Henri mais tu es moins assidu que lui et à terme cela va te nuire. 
Paul : Ha! Ha! Ha!
Moi : Quant à toi Paul dis-toi bien que tu ne peux devenir l’homme le plus fort de la terre. Tu auras beau t’entraîner il y en aura toujours de plus puissant que toi. Mais à part ça je te trouve meilleur qu’Henri dans bien des domaines. En séries d’abdominaux par exemple et tu es même plus souple en plus.

Henri : c’est une conspiration ou quoi ?

Moi : bon les gars on arrête de bavarder et on travaille, prenez la barre et chargez-là.

Paul : combien ?

Moi : 80 kilos

Henri : Heu ! Pu….il veut notre mort

Paul : on aurait mieux fait de se taire.

Henri : c’est encore de ta faute….

 

 

 

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : coaching sportif
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /2009 13:41



Le magazine Questions de femmes publie dans son numéro du mois de mars 2009 un article sur  "La gym au bureau". En voici quelques extraits.

Trois questions à Jean-Pierre Nucci Coach sportif et spécialiste des rapports entre le sport et la santé.

1. La gym au bureau n'est-ce pas un peu gadget ?
Au contraire. En proposant cette méthode, je rejoins les conseils de l'Inserm qui montrent, études après études, qu'une activité physique modérée a un impact réel sur a santé. 

2. Quels bénéfices peut-on raisonnablement attendre ?
L'avantage de ces petits exercices peu contraignants, c'est qu'ils deviennent vite automatiques...et donc qu'on les fait régulièrement. La régularité, surtout, si elle est pérenne (eh oui, la gym, c'est à pratiquer à vie!) donne toujours de bons résultats: meilleures attitudes, plus belle silhouette, meilleure tonicité musculaire, relaxation...

3. Mais qui va faire la gym au bureau?
Toutes celles (et ceux) qui n'aiment pas le sport, qui n'ont pas envie de s'y remettre, ou qui ne savent pas comment faire. Tous mes exercices sont conçus pour que l'on puisse vraiment les faire à son bureau, en toute discrétion, sans déranger personne et sans être pris pour un(e) excentrique, même si on partage une même pièce avec d'autres !

Tous à vos kiosques !
Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : informations - Communauté : coaching sportif
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