Faire sa gym au bureau

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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /2009 21:03

 

Peu nombreuses, aujourd’hui, sont les personnes qui peuvent se féliciter de ne pas avoir mal au dos.  Contracture, torticolis, rigidité, hernie discale, lumbago etc.

Pour ma part je me suis longtemps demandé à quoi correspondait ce verbiage, ne sachant faire la différence entre un mot et l’autre. Je me suis posé cette question parce que comme tout le monde j’ai eu mal au dos. Depuis, heureusement pour moi, ça va mieux car je connais mieux la traumatologie vertébrale et ses remèdes, normal cela fait partie des connaissances élémentaires qu’un préparateur physique doit savoir.

Mais cessions les digressions, vous désirez sûrement savoir et vous ne souhaitez savoir que ça, que faire quand vous avez mal au dos. Hé bien je vais tout vous dire, écoutez bien, d’abord sachez que le mal de dos est multiple, oui, sa cause diffère selon les cas.

Jeune, c’est à dire avant 25 ans, en absence de déformation osseuse, scoliose par exemple, la douleur provient généralement d’un accident, d’une chute ou d’un effort démesuré. Elle s’exprime fortement mais disparaît assez rapidement. Une nuit de repos, un antalgique voire un massage et c’est fini. 

Plus tard malheureusement ça se gâte. Vers la trentaine, parfois un peu avant, la colonne vertébrale a déjà, même à cet âge encore tendre, souffert et s’est progressivement déséquilibrée.  Là une nuit de sommeil et un antalgique ne suffisent plus, le mal perdure, c’est douloureux mais pas encore inquiétant. C’est le moment de commencer sérieusement à s’entretenir physiquement. Inutile pour cela de faire du sport  à outrance, non, un peu de gymnastique d’entretien suffit à réparer le corps. Quelques étirements, du renforcement musculaire à bon escient, un peu de jogging pour le cœur par ailleurs, pas plus de trente minutes deux fois par semaine et le mal disparaît pour longtemps avec de l’assiduité et dans la durée bien entendu.

Beaucoup plus tard, vers la quarantaine et après, à l’inverse quand la colonne se fait sentir ce n’est jamais pour rien. Sans entretien physique préalable, la traumatologie en est à un stade avancée. Les disques présentent, pas tous, mais les plus sollicités, une usure qui peut aller de l’affaissement à la hernie discale. C’est alarmant mais pas définitif. Des soins sont recommandés dans un premier temps. Le diagnostique du rhumatologue déterminera la pathologie et la médication adaptée. Ensuite, le kiné appliquera les soins nécessaires à la remise en état du patient et enfin le professionnel du sport, coach sportif, maître nageur, comme vous voulez, prolongera le programme de remise en forme en délivrant une séance de gymnastique ou de natation de circonstance.

 

Pour résumer, mieux vaut ne pas attendre avant de commencer l’entretien physique, tout en sachant qu’il n’est jamais trop tard pour s’y mettre même quand le cas semble désespéré, le mal de dos n’est pas irréversible, mais plus on s’en préoccupe tard et plus la rémission est longue à venir. Quoi qu’il en soit le traitement de la pathologie rachidienne passe par le renforcement et l’assouplissement de la musculature.

Le recours à un professionnel du sport est recommandé pour ne pas faire n’importe quoi et pour apprendre la bonne méthode. 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : informations - Communauté : Sport d'endurance
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /2009 09:43

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Photos - Communauté : coaching sportif
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 19:51


Je tourne ma clé de service dans la serrure afin d’ouvrir la porte d’entrée de la piscine « Aspirant Dunant » dans le 14ème arrondissement de Paris. C’est le matin, il est 9 heures, je commence ma journée de travail.

Cela fait maintenant un an que je suis en service dans cet établissement. Mes différentes formations ont payé. Je suis monté en grade. La réussite à l’examen professionnel d’éducateur hors classe m’a permis de décrocher la fonction de chef de bassin. Pour l’instant je savoure encore cet avancement mais je ne suis pas certain que ça durera.

Dans le hall d’accueil, à peine entré, je salue la caissière comme j’en ai l’habitude :

-       Bonjour madame comment ça va ?

-       Comme un lundi me répond-elle immuablement depuis le premier jour de mon affectation.

Un peu plus loin dans les vestiaires je croise un ouvrier professionnel que je salue de même :

-       Bonjour ça va ?

-       Faut bien ! me répond-il.

-       Ha bon ? lui répondis-je sur un ton interrogatif.

-       Hé oui, faut faire avec hein ! On n’a pas le choix reprend-il avec certitude.

Je continue mon chemin jusqu’à l’infirmerie où je retrouve les deux collègues avec lesquels je vais passer le reste de la journée. 

La matinée ne s’annonce pas réjouissante, c’est le jour du grand nettoyage. Avec mes collègues nous préparons la piscine pour le reste de la semaine. Lavage des plages, de l’infirmerie, inventaire du matériel etc.

Je déteste cette tâche, mais je l’exécute de mon mieux d’autant plus que j’en suis le principal responsable.

Je patiente sagement sachant que cet après-midi je dispense une leçon de natation qui me tient particulièrement à cœur. Pendant une demi-heure je vais tenter de calmer la phobie d’une femme d’un âge certain, Françoise, que j’apprécie beaucoup pour sa volonté, victime d’un début de noyade alors qu’elle était adolescente. 

C’est un rendez-vous régulier depuis trois semaines. Elle a confiance en moi et je lui en suis reconnaissant. Nous nous retrouvons tous les lundis à 14 heures juste à l’ouverture de la piscine au public. C’est une grand-mère qui souhaite vaincre sa peur de l’eau pour jouir à la mer, si possible dès le mois d’août prochain, des plaisirs de la baignade avec ses petits enfants.

Quand nous avons fait connaissance, je m’en rappelle très bien, le simple regard du bassin engendra chez elle une forte inquiétude. Elle s’en voulait tellement d’avoir si peur qu’elle en avait même pleuré. Une fois calmée, elle accepta de continuer l’expérience avec beaucoup de dignité et de courage.

Ce n’est pas la première fois que  je suis confronté à ce type de problème. Le cas est classique dans le métier et depuis longtemps déjà j’ai mené une réelle réflexion sur le sujet confrontant et analysant les diverses procédés existants avec la réalité du terrain.

C’est ainsi que plusieurs années durant avec mes collègues nous avons échangés régulièrement nos avis sur la question. Au bout du compte j’ai fini par mettre au point une méthode satisfaisante.

Elle repose sur peu de choses.

D’abord sur un dialogue amical au cours duquel je m’évertue à gagner la confiance de l’élève en lui montrant que je comprend parfaitement son problème et que je vais tout faire pour le résoudre. Cela créer un lien.

C’est ainsi qu’au fil de ces entretiens j’ai notamment appris que beaucoup de personnes ont vécu la même expérience que Françoise et cela les a ensuite éloigné de toutes formes de plan d’eau. Le pire c’est qu’elles ont vécu ce traumatisme honteusement jusqu’à ce qu’une raison impérieuse puisse par la suite les convaincre de prendre le chemin de l’apprentissage de la natation. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il est essentiel qu’elles soient totalement rassurées sur mon intention de ne pas les malmener pendant le cours.

Cela fait, ensuite je mets en pratique ma théorie.

A ce stade de l’apprentissage les considérations d’ordre techniques me paraissent secondaires. Aussi je propose uniquement des exercices de détente. Je recherche par là d’avantage un déblocage d’ordre psychologique qu’une parfaite exécution gestuelle. Par exemple, j’ai constaté, qu’il est difficile de convaincre une personne à s’allonger horizontalement dans l’eau à première demande. Elle accepte à la seule condition d’avoir la possibilité de s’agripper à un support même si elle a pied.

A peine se trouve-t-elle  sur le ventre avec le visage dans l’eau que sa peur lui commande de refuser ma consigne qui consiste à lâcher la goulotte ou la planche lui servant d’appui pour flotter librement.

Elle consent bien à libérer une main, parfois même les deux mais juste un dixième de seconde, mais jamais plus. Ne comprenant pas les raisons de ce refus, un jour j’ai fait l’effort de me mettre à sa place pour savoir qu’elle pouvait être la principale crainte qu’elle éprouvait à ce moment là.

Après réflexion, je fus à peu près certain qu’elle pensait cela : Je m’allonge, et si je lâche prise comment je me relève ensuite ?

Comment je me relève justement ? Je devinais que c’était bien la réponse à cette question qui était susceptible de provoquer le déclic tant attendu.

Toute la difficulté consistait donc à faire comprendre que cet exercice ne comporte aucun danger et qu’il est accessible à tous.

Depuis, je procède toujours ainsi, je place l’élève en situation puis je le questionne afin qu’il trouve la solution au problème que je lui soumets. En cas d’échec je la lui livre seulement en dernier recours. Cela se passe à peu près comme ça :

-       Question : Vous êtes donc allongé dans l’eau, que faites-vous pour vous relever ensuite ?

-       Réponse : Heu ! J’attrape la goulotte.

-       Question : Vous êtes loin de la goulotte, elle n’est pas accessible, que faites vous ?

-       Réponse : Heu ! Je prends la planche.

-       Question : Et si il n’y a pas de planche ?

-       Réponse : Je nage jusqu’au bord

-       Question : La tête dan l’eau ?

-       Réponse : C’est trop loin c’est vrai, heu…je sors la tête de l’eau

-       Question : Et si vous êtes au milieu du petit bain ? Vous ne savez pas encore nager.

-       Réponse : Je ne sais pas, que dois-je faire ?

-       Question : Et si vous mettiez tout simplement les pieds au fond de la piscine comme vous le feriez dans votre baignoire pour vous relever ?

-       Mon dieu, mais bien sûr, que c’est bête alors…

    

D’une manière générale ça se passe toutes les fois ainsi. La situation se débloque presque naturellement.

Françoise a réagira probablement de la même façon que l’ont fait avant elle les autres élèves qui l’ont précédé. Grâce à cette progression, elle pourra, certes seulement là où elle a pied, mais au départ c’était quasiment inespéré pour elle, profiter en toute confiance des plaisirs de la mer avec ses petits enfants. Plus tard, nous nous reverrons et c’est alors qu’elle apprendra en peu de temps les rudiments techniques nécessaires pour nager en toute sécurité en eau profonde.

Savoir nager représentera un progrès considérable pour elle et une immense satisfaction pour moi.

Tous les efforts que j’ai consacrés des heures durant à la recherche de ce procédé se sont trouvés récompensés par ces bons résultats. Cela en valait la peine.

In fine, cette expérience m’a fait comprendre que  pour m’épanouir et me complaire encore dans mon métier, même si parfois je pense en avoir fait le tour, il me faut approfondir sans fin mes connaissances pour ne jamais être en situation de  répondre à quelqu’un qui me demande : comment ça va ?  « Comme un lundi».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Nouvelles - Communauté : coaching sportif
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /2009 12:55

  

 

Généralités.

 

Suite à la question de Jean, j’ai pensé qu’il serait intéressant d’apporter à votre connaissance  les principales règles qui définissent ce que l’on pourrait appeler modestement  « une bonne alimentation ». 

 

Ces règles je les ai classées arbitrairement en deux catégories.

 

La première catégorie s’adresse à tous sans exception, c'est-à-dire aux sportifs comme aux sédentaires. Je l’ai nommée les « principes généraux de la bonne alimentation ».

La seconde catégorie s’adresse plus particulièrement à celles et à ceux qui pratiquent le sport d’une façon plus intensive et qui sont susceptibles de participer à des compétitions sportives. Je l’ai nommée «  les principes relatifs de la bonne alimentation sportive ».

 

 

Pour ceux ou celles qui souhaitent approfondir leurs connaissances alimentaires, je vous recommande de visiter les sites respectifs de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (www.afssa.fr/) et de l’Institut National de la Prévention et de l’Education de la Santé (www.inpes.sante.fr/) ainsi que les ouvrages recommandés à la fin de ce texte.

Il faut savoir que les principes alimentaires exposés ici sont le résultat d’études multiples menées sur des populations volontaires depuis de nombreuses années par des chercheurs rattachés à des offices publics.

La recommandation de la mise en œuvre de ces principes relève donc non pas de théories élaborées par quelques gourous bien présents malheureusement sur le marché de la santé mais bien de conclusions officielles accréditées par des organismes de santé publique.

 

 

 

 

Les principes généraux de la bonne alimentation.

 

Ces principes ont pour objet de rendre plus simple l’approche de la nutrition. En les respectant, la perte de poids et la forme réapparaitront rapidement.

  1.  Prenez trois repas par jour.

Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. Et pourtant bien que cette règle soit connue de tous,  elle n’est pas toujours correctement appliquée. Le grignotage n’est jamais loin.

Ce principe a pour objet de rationnaliser la prise d’aliments. En fait, c’est la façon la plus élémentaire que nous connaissons pour réguler les quantités absorbées. Donc, pour respecter au mieux ce principe, vous devez vous alimentez le matin au petit déjeuner, à la mi-journée au déjeuner et le soir au dîner. C’est tout.

2.  Evitez de vous alimenter en dehors des repas.

Ce principe découle du précédent. Autrement dit, il est déconseillé d’absorber des aliments en dehors des repas sous quelque forme que ce soit. Attention au sucre dans le café, les boissons sucrées etc…

 Et même en cas de situation stressante, vous ne devez pas vous laisser aller au grignotage.


3. En dehors des repas, en cas de fringale, mangez essentiellement un fruit.

 Il arrive cependant que l’heure à laquelle on termine le déjeuner soit trop éloignée de celle du dîner. Exemple : le déjeuner à lieu à midi, le dîner à 21heures. Dans ce cas il est possible de prendre une collation à base essentiellement de fruits en fin d’après-midi pour attendre sereinement le dîner. Il en va de même lorsque vous êtes en situation de stress.

Exemple : une pomme ou deux, une orange voire une banane.

 

4. hydratez-vous régulièrement.

C’est surtout en dehors des repas que vous devez boire de l’eau de façon régulière. Préférez l’eau plate les jours où vous ne pratiquez pas d’activité physique et l’eau pétillante les autres jours.

Pourquoi ? L’eau pétillante comporte beaucoup plus de sodium que l’eau plate. La sudation inhérente à l’effort physique génère une importante perte de sodium qui sera le jour de l’effort compensée par la prise d’eau pétillante.

Buvez environ 1,5 litre les jours de repos, le double les jours sportifs.



5.  Incorporez dans votre alimentation des fruits et des légumes au quotidien.

 


La consommation de fruits et de légumes est intéressante pour l’organisme car ces aliments contiennent en quantité non négligeable de vitamines, de sels minéraux, de l’eau et des fibres.

Manger chaque jour  l’ensemble de ces éléments contribue à long terme à minorer substantiellement  les risques de maladie et favorise au présent la recherche ou l’entretien d’une bonne condition physique.


6. Favorisez la part de sucres complexes au cours de chacun de vos repas.

 


Les sucres lents ou complexes doivent être considérés comme notre principal carburant. En leur absence la fatigue se fait rapidement sentir. Pour faire simple, je vous recommande d’intégrer à chaque repas 100 grammes de sucres lents sous forme de pâtes, riz, semoule…. pour couvrir les besoins. Accompagnez-les de légumes c’est moins riches en calories.

En ce qui concerne les céréales, consommez les céréales de type muesli mais limitez leurs apports à 30 grammes au petit déjeuner car ce sont des sucres lents très caloriques.

 

  1. Oubliez les sucreries.

Chaque fois que vous mangez des sucres rapides, votre glycémie (taux de sucre sanguin) augmente rapidement.

A court terme, ce processus conduit l’organisme à transformer dans un premier temps cet excès de sucre en gras. Dans la foulée, il s’ensuit une baisse de la glycémie (hypoglycémie) conduisant légitimement à un état de fatigue générale suscitant une envie irrépressible de manger. Autrement dit, plus on grignote des sucreries plus on a faim.

A long terme, la mise en application récurrente de ce processus est responsable du diabète gras. C’est une maladie, qui de nos jours, à cause du déséquilibre alimentaire qui s’est ancré dans la société, est en constante augmentation chez les sujets de plus en plus jeune.

Un conseil : donnez une bonne éducation alimentaire à vos enfants.



8. Réduisez l’apport de protéines animales.

 

Alors je vous conseille de consommer l’un de ces aliments deux fois par semaine à raison de 100 grammes par prise. Il en va de même pour les viandes blanches et pour les œufs. En additionnant le tout cela fait six repas comprenant au moins une viande ou deux œufs par semaine. Le reste du temps mangez du poisson. De préférence du poisson gras car ils contiennent des bonnes graisses indispensables au bon fonctionnement de l’organisme (les fameux oméga-3).

La charcuterie doit représenter une exception  dans votre alimentation. Quelque soit sa forme, elle est classée par les professionnels de la nutrition dans la catégorie des aliments très gras au même titre que le beurre.

Pour finir sur les viandes rouges, il est quand même nécessaire d’en consommer dans les limites indiquées,  pour leur apport en fer et en protéines. Mais rappelez-vous, pas plus de 100grammes par prise.





9. Restreignez au maximum l’apport de mauvaises graisses (acides gras saturés).

 


Comment ? En limitant les apports de :

-         beurre, une petite cuillère par jour pas plus.

-         Charcuterie

-         Gâteau

-         Lait, yaourts au lait entier, crème dessert…

-         Viandes rouges, gibiers, abats

-         Pizza, quiche…

-         Fritures de toutes sortes….

-         Sauce




10. Apportez, de façon quotidienne, en quantité limité, la part de bonnes graisses (acides gras polyinsaturés) à votre

alimentation.

 


Une bonne graisse est une graisse que l’organisme n’est pas en mesure de synthétiser et qui est nécessaire à son bon fonctionnement. Elle doit être en conséquence introduite tous les jours en quantité réduite car elle est très calorique dans l’alimentation sous forme de :

-         Huile végétale (deux cuillères à soupe par jour d’huile de colza, de noix ou d’olives)

-         Poisson gras (100 grammes de thon, saumon, sardine, maquereau…en boite, frais, congelé, tout est bon)

-         Fruits secs (quatre fruits par jour pas plus, de préférez les noix et les noisettes).

-         Soja, (sous toute ses formes en quantité raisonnable quand même, sauf pour les femmes enceintes).



11. Attention à l’abus de produits laitiers.

 


Les produits laitiers sont riches en calories mais ont pour intérêt de contenir du calcium C’est, bien que certains spécialistes réfutent depuis peu cette théorie, la raison pour laquelle il est nécessaire d’en consommer régulièrement. Surtout pour les enfants et les adolescents qui développent leur capital osseux au cours de cette période de leur vie. Quand à vous je vous recommande, pour couvrir vos besoins en calcium de consommer au maximum deux yaourts natures ou aux fruits à 0% par jour.



12. Modérez votre prise d’excitants.

 


Essayez de ne pas dépasser trois tasses de cafés ou de thé par jours. Apprenez, si vous ne le savez déjà, que le thé vert est recommandé pour sa propriété d’antioxydant. Il combat la formation de radicaux libres. C’est un bon thé.



13. Accordez-vous quelques exceptions.


Oui, oui ! Vous avez bien lu, il est nécessaire pour l’équilibre d’une bonne santé morale de s’accorder quelques entorses au règlement. Nous ne sommes pas des spartiates tout de même. Combien de fois ? Une à deux fois par semaine maximum. C’est déjà beaucoup. Que ce soit en famille, entre amis, au cours d’un repas d’affaires ou d’agrément vous êtes invités à vous faire plaisir en mangeant les mets que l’on vous propose et de consommer les vins que l’on vous présente surtout s’ils sont délicieux. D’ailleurs, en ce qui me concerne autant je trouve naturel de déguster peu, bon et cher autant il m’est difficile de concevoir de boire beaucoup, médiocre et bon marché. L’adage beaucoup, cher et bon n’est pas, et croyez bien que je le regrette, pour raison de santé, de circonstance.

 

 

 

Les principes relatifs de la bonne nutrition sportive.

 

 

L’accès à la performance sportive nécessite un bon état de forme. Mais à quoi correspond au juste un bon état de forme ? A beaucoup de choses. C’est une question à laquelle il est difficile de répondre si l’on essaye de la traiter globalement. Différents paramètres entrent en jeu. Cependant, en dehors des aspects techniques et pédagogiques inhérents aux activités sportives en général, il est possible de simplifier la réponse à cette question en s’intéressant essentiellement aux modifications d’ordre physiologique qui contribuent à doter notre corps d’une meilleure condition physique ?

De quelle manière réagit notre corps pendant l’exercice physique, que se passe-t-il ensuite ?  Hé bien vous allez tout savoir. En fait, il faut comprendre qu’au cours de la séance sportive le corps se détruit. Oui, oui ! Vous avez bien lu, une destruction énergétique et structurelle se produit. Comment ? D’abord par la mise en jeu des carburants, c'est-à-dire que les muscles pour fonctionner utilisent le sucre de réserve et les graisses. Ne rêvez pas trop, ils vident surtout les réservoirs de sucres. Ensuite, par la destruction partielle de fibres musculaires et osseuses. Les contraintes mécaniques détériorent le muscle et l’os. Il en va de même pour le cartilage osseux, les tendons, les ligaments… Enfin, j’aurais dû commencer par là,  le corps perd une quantité considérable d’eau, sans compter la perte de sels minéraux, de sodium principalement et de tous les éléments qui contribuent au bon rendement des différents métabolismes qui animent l’organisme. En schématisant, on peut dire que le sportif à la suite de sa séance sportive est partiellement détruit, le pauvre !

Mais heureusement, dès l’arrêt de l’effort, et pendant la période de repos qui sépare la séance précédente de la séance suivante, le corps se reconstruit progressivement en excès. Ce qui explique le progrès. Bien entendu, ce mécanisme dit de surcompensation ne peut fonctionner parfaitement que si l’alimentation apporte à ce moment là les éléments nécessaires à la reconstruction du corps. C’est un des rôles essentiels de la nutrition sportive.

 

Donc, d’un point de vue strictement physiologique, il est possible d’affirmer qu’une personne en relative condition physique présente une grande quantité de carburant (sucres de réserves essentiellement), un bon potentiel osseux et musculaire, un état hydrique équilibré….

 

Une fois cela compris que faire ? Hé bien, tout d’abord, mettre en œuvre les principes généraux de « la bonne alimentation ».  Puis les jours de compétition ou les jours de fortes sollicitations à l’entraînement, appliquer les principes de « la bonne alimentation sportive » que je vais définir maintenant.

 

 

 

  1. Eviter la pratique du sport à jeun.

Est-ce que je dois manger avant de courir ou après ? C’est une question que l’on se pose, par exemple, quand on décide de faire du sport le matin. Pour éviter le risque d’hypoglycémie je vous recommande de manger légèrement avant de commencer votre séance d’entraînement. Un fruit, un biscuit sec, un morceau de pain…Une fois l’entraînement terminé, vous pourrez prendre votre petit déjeuner comme d’ordinaire.



2. Cesser toute prise d’aliment une demi-heure avant le début de l’effort

 


Ce principe n’est pas contraire au précédent. Il doit être respecté surtout les jours de compétition ou de séances d’entraînement  intenses. La prise d’aliments ingérée une demi-heure avant le début de la compétition génère un état d’hypoglycémie une fois l’effort commencé. Le sportif présente alors un état de fatigue qui va compromettre logiquement l’objectif qu’il s’était fixé.

  1. S’alimenter pendant l’effort de longue durée.

Pour les adeptes des  courses de longue distance, marathon, semi-marathon, 20 km…C’est une nécessité de s’alimenter pendant la course. En fait c’est toujours la même chose, le but étant de repousser le plus tard possible le moment où le taux de sucres sanguin chutera. Autrement dit, on rajoute du carburant pour ne pas tomber en panne.



4. S’hydrater au cours l’effort de longue durée.


L’astuce consiste à ne pas attendre la soif. Après il est trop tard. Boire régulièrement de petites doses d’eau, deux à trois gorgées toutes les demi-heures c’est bien, essayez de trouver votre rythme d’hydratation à l’entraînement.




5. Avant le début de l’effort, respecter, le jour d’une compétition sportive « la règle des trois heures ».


C’est le grand jour, dans quelques heures vous allez participer à votre premier marathon.  La nutrition fait partie intégrante de votre préparation. Il s’agit de ne pas se tromper. Quand allez-vous prendre votre dernier repas avant  la course ? Réponse : Trois heures avant. C’est le temps nécessaire pour que l’organisme digère les aliments et les rendent progressivement disponibles pour les muscles.




6. Au cours dernier repas précédent la compétition, privilégier la prise de sucres complexes et écartez les mauvaises graisses.

 

Le dernier repas précédent le début de l’épreuve doit être copieux et digeste. L’aspect énergétique sera assuré par les sucres lents. Ces derniers vont ravitailler régulièrement la glycémie ce qui aura pour effet d’éloigner le risque d’hypoglycémie. L’absence de mauvaises graisses (fromage, viandes grasses, beurre, gâteau, crème, friture, sauce diverses…) garantira une bonne digestion.





7. Juste après la fin de la compétition, s’hydrater abondement.

 

D’une manière générale, on considère le sportif comme étant toujours en état de déshydratation. Alors pensez, après un effort aussi éprouvant que la course de fond, dans quel état se trouve le coureur. Pour retrouver l’état initial dans lequel il se trouvait avant l’épreuve il est indispensable qu’il boive de l’eau pétillante tout au long de la journée jusqu’au coucher et de continuer les jours suivants. Ce bon réflexe hydrique facilitera une bonne récupération et permettra une meilleure surcompensation.



8. Au cours des deux ou trois  repas qui suivent la compétition écartez de votre alimentation  les mauvaises graisses, les sucreries, l’alcool et les excitants.

 

Après l’épreuve il s’agit avant tout de récupérer. C'est-à-dire de nettoyer le corps de toutes les toxines accumulées et de le réapprovisionner en eau, en sucres, en sels minéraux, et en éléments de structures.

L’apport de mauvaises graisses et de sucreries contribueraient à contrario à charger en toxines un organisme qui en est déjà largement pourvu. Cela serait contraire à l’effet recherché. De la même manière l’alcool et les excitants comme le café ou le thé sont des diurétiques. Les pertes d’eau qu’ils engendreraient iraient à l’opposé du principe de réhydratation. Voilà encore une mauvaise chose.




9. Manger sainement et efficacement pour récupérer pleinement.

 


Après avoir écarté les aliments indésirables à la bonne récupération, vous l’avez compris maintenant, il s’agit de d’apporter à l’organisme les aliments nécessaires à la reconstitution du corps.

Il est donc recommandé de sélectionner les aliments suivants :

-         Des sucres lents. Pour récupérer du carburant.

-         Des laitages maigres. Pour le calcium, en vue de reconstituer de l’os et du cartilage osseux.

-         Des fruits, pour l’eau qu’ils contiennent et surtout pour les vitamines car leur présence, indispensable, va améliorer le fonctionnement des métabolismes.

-         Des protéines. Elles vont permettre une bonne reconstitution musculaire. Le soja, comme les poissons gras présentent un avantage considérable sur les autres sources de protéines car, à l’opposé des viandes, ils sont dépourvus de mauvaises graisses.

-         De l’eau. Inutile d’y revenir.

 

10. Les jours suivants respecter les principes généraux d’une bonne nutrition.

C’est une lapalissade.

 

 

 

Pour conclure, je vous recommande de contrôler votre indice de masse corporel (IMC) car c’est un bon repère qui vous permettra désormais de vérifier facilement si vous présentez un excédent de poids ou l’inverse.

 

Voici comment on le calcule :

-         poids : (taille en mètre)2 = IMC

-         exemple : 73 kg : (1.74 x 1.74) =

-         73 kg : 3.0276 = 24.11

 

Pour être « dans les clous » il faut présenter un indice se situant entre l’indice 18.5 et l’indice 25. Ceci est valable pour toutes les personnes.

Un bon indice, selon l’Organisation Mondial de la Santé (OMS), garantit la meilleure santé et la meilleure longévité de vie possibles.

En revanche, cette Organisme considère que les personnes dont l’indice est supérieur à 25 présentent un excès de poids et inversement les personnes dont l’indice est inférieur à l’indice 18.5 sont considérées comme trop maigres.

 A partir de l’indice 30 l’obésité commence….

 

 

Bibliographie.

-         Dr Jacques Fricker : « Bien manger pour être au top » Editions Odile Jacob

-         Dr Stéphane Cascua : «  Alimentation pour le sportif » Editions Amphora

-         Dr Jean-Michel Cohen et Dr Patrick Serog " Savoir manger" Editions Flammarion.

 

Et plus modestement :

-         Jean-Pierre Nucci « Retrouver la forme en combattant la fatigue » Editions Vuibert.

 

Et bientôt :

-         Jean-Pierre Nucci « Faire sa gym au bureau » Editions Maxima.

-          

 


Les viandes rouges, le gibier, les abats représentent une source considérable de mauvaises graisses (acides gras saturés). C’est vous en conviendrez, c’est la raison pour laquelle il convient d’en limiter les apports
Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Conseils alimentaires - Communauté : Sport d'endurance
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 10:33
Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : vidéos - Communauté : Sport d'endurance
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