Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 08:56

Peu nombreuses aujourd’hui sont les personnes qui peuvent se féliciter de ne pas avoir mal au dos. Tout le monde y passe.  Contracture, torticolis, rigidité, hernie discale, lumbago etc... Je me suis longtemps demandé à quoi correspondait ce verbiage ne sachant faire la différence entre un mot et l’autre. Je me suis posé cette question parce que, comme tout un chacun, j’ai eu mal au dos. Depuis ça va mieux. J'ai étudié de plus près la traumatologie vertébrale pour mieux en appliquer par la suite le traitement. Normal pour un préparateur physique, l'inverse serait inquiétant.

Mais cessons les digressions. L'objet de cet article est de délivrer au lecteur les informations permettant de remédier aux douleurs vertébrales. Venons en au fait. Commençons par intégrer que le mal de dos est multiple et que sa cause diffère selon les cas.

Jeune, avant 25 ans, en absence de déformation osseuse, scoliose par exemple, la douleur provient généralement d’un accident, d’une chute ou d’un effort démesuré. Elle s’exprime fortement mais disparaît assez rapidement. Une nuit de repos, un antalgique voire un massage et c’est fini. 

Plus tard malheureusement ça se gâte. Vers la trentaine, parfois un peu avant, la colonne vertébrale a déjà, même à cet âge encore tendre, souffert et s’est progressivement déséquilibrée.  Là une nuit de sommeil et un antalgique ne suffisent plus, le mal perdure, c’est douloureux mais pas encore inquiétant. C’est le moment de commencer sérieusement à s’entretenir physiquement. Inutile pour cela de faire du sport  à outrance, non, un peu de gymnastique d’entretien suffit à réparer le corps. Quelques étirements, du renforcement musculaire à bon escient, un peu de jogging pour le cœur par ailleurs et le mal disparaît pour longtemps avec de l’assiduité et dans la durée bien entendu.

Beaucoup plus tard, vers la quarantaine et plus, quand la colonne se manifeste ce n’est pas anodin. Sans entretien physique préalable, la traumatologie a fait son oeuvre. Les disques présentent, pas tous, mais les plus sollicités, une usure qui peut aller de l’affaissement à la hernie discale. C’est alarmant mais pas définitif. Des soins sont recommandés dans un premier temps. Le diagnostique du rhumatologue déterminera la pathologie et la médication adaptée. Ensuite, le kiné appliquera les soins nécessaires à la remise en état du patient et enfin le professionnel du sport, coach sportif, maître nageur, comme vous voulez, prolongera le programme de remise en forme en délivrant une séance de circonstance, de gymnastique ou de natation.

 

Pour résumer, mieux vaut ne pas attendre avant de commencer l’entretien physique, tout en sachant qu’il n’est jamais trop tard pour s’y mettre même quand le cas semble désespéré, le mal de dos n’est pas irréversible, mais plus on s’en préoccupe tard et plus la rémission est longue. Quoi qu’il en soit le traitement de la pathologie rachidienne passe par le renforcement et l’assouplissement de la musculature.

Le recours à un professionnel du sport est recommandé pour ne pas faire n’importe quoi et pour apprendre la bonne méthode. 

 



Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : informations - Communauté : coaching sportif
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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 08:50

On classe généralement les sucres en deux catégories en fonction de leur vitesse d’absorption dans le sang. La première catégorie répertorie les sucres simples et la seconde les sucres complexes. Les premiers arrivent plus vite dans le sang que les seconds et augmentent d’autant plus rapidement le taux de sucre sanguin (glycémie).

 

Ce classement est pratique à retenir mais la réalité est plus compliquée que ça. 

En l'absence d’effort physique, trois paramètres déterminent la vitesse de passage dans le sang :

D’abord, le taux de sucre contenu dans chaque aliment. La consommation de carotte qui, par exemple, est un aliment qui contient peu de sucre, n’aura pas la même incidence sur la glycémie que la consommation de miel, qui en est essentiellement composé.

Ensuite, la composition de chaque aliment. Les aliments pourvus en fibres ralentissent considérablement le passage du sucre dans le sang (légumineuses, riz complet etc).

Enfin, la façon dont on consomme le sucre ainsi que la composition des menus eux même. L’incidence n’est pas la même selon que l’on consomme du sucre pendant ou en dehors des repas et elle diffère en fonction des aliments qui les accompagnent.  En fin de repas, par exemple, la consommation de sucres rapides précédée d’aliments riches en fibres n’aura pas la même incidence qu’un sucre rapide pris isolément entre les repas.

 

l’effort, les choses changent.
Pendant l’exercice physique l’organisme consomme préférentiellement le sucre comme carburant. Même en endurance, il en brûle beaucoup. La glycémie doit donc rester constante afin d’approvisionner les muscles en sucre tout au long de la durée de l’effort.
  Quand le taux de sucre sanguin baisse, l’effort cesse. Bien entendu, les personnes averties savent très bien que le taux de sucre de réserve (glycogène) joue un rôle non négligeable dans cette affaire. C'est même lui qui détermine la durée de l'effort. Mais les stocks ne sont pas inépuisables et quand ceux-ci baissent l'arrêt de l'effort n'est pas loin. 

Comment faire pour éviter cela ?

Un, consommer des sucres lents trois heures avant de commencer l’effort physique, ses sucres arriveront progressivement pour alimenter la glycémie et les muscles sollicités au moment opportun.

Deux, si l’effort se prolonge, prendre un peu de sucres rapides pour la même raison.

Trois, juste après l’effort, absorber du sucre rapide, juste un peu, une cuillère à café de miel par exemple, pour recharger l’organisme en sucre de réserve.

Il faut donc retenir :
Que le sucre est le carburant essentiel du muscle à l'effort. "Sans sucre pas de sport".
Que parmi tous les formes de sucre que présente l'organisme c'est bien la baisse du taux de glycogène qui est susceptible de compromettre la poursuite de l'effort physique.
Que c'est bien la consommation de sucres lents au cours du dernier repas précédent l'effort et celle de sucre rapide au cours de l'exercice physique qui a pour incidence de prémunir le corps relativement contre ce risque. 
Que la prise de sucre rapide juste après la fin de l'exercice a quant à elle pour but de de recharger et aussi de majorer les concentrations de glycogène.
   

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : informations - Communauté : coaching sportif
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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 08:39

L’index glycémique indique en pourcentage la vitesse à laquelle le sucre contenu dans les aliments passe dans le sang.

L’indice 100% représente la vitesse la plus élevée.

Un aliment présentant cet indice est considéré comme un aliment composé essentiellement de sucres rapides comme le miel par exemple dont le passage dans le sang est presque instantané.

A l’opposé, un aliment présentant un indice faible, moins de 50%, peut être considéré comme un aliment dont la composition est complexe et dont le sucre qu’il contient passe beaucoup plus lentement dans le sang comme le sont les légumineux par exemple.

Bien entendu entre ces deux opposés l’échelle de valeurs présente un indice différencié pour chaque aliment.

 

La connaissance de l'index glycémique peut aider à mieux gérer l’alimentation.

L'index glycémique permet de choisir, en fonction des circonstances et du moment de la journée, les aliments partiellement ou essentiellement sucrés à privilégier au cours des repas.

L'index glycémique donne aussi, en fonction de l'activité professionnelle ou sportive, la possibilité de choisir judicieusement les aliments pourvus plus ou moins en sucres à consommer de préférence. Une bonne alimentation prévoit une variation des quantités de sucres absorbées selon que l’on exerce un métier à forte pénibilité ou pas, que l’on pratique l’exercice physique ou non et pour aller plus loin en fonction aussi des sports pratiqués.


La connaissance de l'index glycémique facilite fortement une meilleure régulation de la glycémie et de la prise de poids.

La vitesse de passage du sucre dans le sang a, plus ou moins rapidement, une incidence réelle sur le taux de sucre du sang (glycémie).

La consommation d’un aliment présentant un indice  élevé va entraîner une augmentation rapide de la glycémie alors qu’à l’inverse la consommation d’un aliment présentant un indice peu élevé aura une incidence beaucoup plus faible sur celle-ci.

Autrement dit, la consommation d’un morceau de sucre blanc va avoir pour effet de faire évoluer rapidement à la hausse la glycémie alors que la consommation de lentilles non.

 

La consommation de sucres rapides à indice élevé provoque donc une hausse brutale de la glycémie en même temps qu’une forte mise  à contribution de la pompe à insuline.  Une fois dans le sang, le sucre fait son chemin. Selon les besoins, il peut, en cas de sollicitation musculaire, s’orienter vers un muscle ou un groupe musculaire, pour lui fournir l’énergie dont il a l’utilité pour fonctionner, ou à l’inverse, en absence de demande pressante, être orienté vers le foie et être transformé en acide gras.


La consommation de sucres lents à indice faible, à l’inverse, ne provoque pas de hausse brutale de la glycémie et ne met pas fortement à contribution la pompe à insuline. Le sucre arrive progressivement dans le sang, régulant, de ce fait, sans à coup la glycémie. Le sucre absorbé chemine vers les tissus en attente et leur fournir l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. Quand la consommation est en adéquation avec les besoins, l’absence de sucre résiduel supprime toute transformation en acide gras.

 

Il est logique de conclure que la connaissance de l'’index glycémique peut servir à sélectionner les aliments judicieusement en fonction des besoins et de les incorporer au moment opportun dans le menu de la journée.

 

  

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : informations - Communauté : coaching sportif
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Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 20:33

 

Courir plus d’une heure trente minutes et avaler tranquillement 20 kilomètres constitue une performance rare.

Je pense cela car au fond très peu de personnes s’engagent et demeurent dans ce type d’aventure. Pour certains la distance fait peur, pour d’autres moins. Ceux là franchissent la ligne de départ le cœur plein d’allégresse, à l’arrivée peu d’entre eux éprouvent du plaisir. Il est vrai que la grâce ne se livre qu’avec parcimonie.

La course pédestre, on y vient tardivement et on ne s’y installe que pour peu de temps. La souffrance endurée décourage d’y revenir. Mais pour les quelques élus la découverte de ce sport s’apparente à une drogue dont il est difficile de s’affranchir par la suite. Ces adeptes de la course se préparent avec assiduité et minutie comme le font les athlètes de haut niveau. Rien n’est laissé au hasard. Tout est prévu jusqu’au moindre détail. Ce qui importe avant tout c’est de franchir la ligne d’arrivée en relativisant le chrono réalisé. La performance s’identifie d’abord à la distance. C’est très estimable.

 

Courir plus d’une heure trente minutes et avaler le plus vite possible 20 kms représente une autre forme de performance.

Pour beaucoup de coureurs, ils sont nombreux, ce qui compte n'est pas de participer mais bien de gagner. Quand j’écris gagner je veux exprimer par là l’envie de réaliser « un chrono ».  L’idée n’est pas de finir mais bien de donner le meilleur de soi. C’est ce que je défini comme « la performance dans la performance ».

On ne se contente pas d’aller jusqu’au bout, on y va le plus vite possible. Pour satisfaire cette ambition il faut s’entraîner dur. Pas question de tricher avec soi même. Pas question non plus d’additionner simplement les kilomètres à l’entraînement mais bien de les parcourir intelligemment. C’est contraignant et éprouvant à la fois. La déception est souvent au rendez-vous. Dans ce type d’effort il faut savoir qu’on atteint rapidement ses limites. Les repousser s’avère presque illusoire. Les progrès sont infimes et le moindre imprévu compromet facilement la performance visée. Mais quand celle ci arrive le plaisir qu’on en retire est immense. Bien entendu cette appréhension de la discipline comporte des risques. La blessure n’est jamais loin. Il convient d’être vigilant avec son corps. Mais si l’ambition affichée est souvent chimérique et la satisfaction rare repousser à chaque sortie ses propres limites représente une attitude hautement appréciable.

 

La sagesse commande le détachement de toutes choses dont celle de la performance. Pourtant, beaucoup de choses admirables ont été faites par des personnes déraisonnables. C’est à chacun, en conscience, de choisir la voie qui lui paraît la meilleure. Celle de la performance ou celle de « la performance dans la performance ».

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : Trail - Course à pied
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 08:01

L'adaptation du système circulatoire se fait sur le moment et à terme par une modification des systèmes artériel et veineux.


L’adaptation du système artériel.

Rappel: en amont, le sang chargé d'oxygène quitte le cœur par l'aorte pour ensuite gagner les tissus par le moyen d'abord des artères puis ensuite des artérioles et enfin des capillaires.

Sur le moment à l'exception du secteur coronarien et du secteur cérébral, plusieurs modifications fonctionnelles favorisent à l’effort les échanges entre le sang et les cellules musculaires.

Un hausse du débit local facilitée par une vaso-dilatation des artères, des artérioles et des capillaires des muscles en activité.

Une baisse du débit périphérique favorisée par une vaso-constriction des autres secteurs appelés encore secteurs splanchniques.

Cette baisse a pour objet  de compenser la hausse de la pression artérielle des muscles en action.
 

Tout est fait pour que une quantité plus importante de sang, chargée d'oxygène, arrive aux cellules musculaires.

 

 

A terme, il se créer une multiplication des capillaires sanguins des zones musculaires fréquemment sollicitées. C’est une bonne chose car cela permet de mieux réguler la tension artérielle. Hé oui, il est plus facile d’augmenter la pression dans une seule canalisation que dans plusieurs.

 

 

L’adaptation du système veineux.

 

Sur le moment, de même que pour le système artériel, le système veineux se modifie afin se multiplier les échanges entre les muscles et les veines.

 

Cela se fait, d’une part, par la vaso-constriction des veines du secteur en activité, par le pompage naturel du cœur et par le mécanisme des mouvements musculaires.

 

A terme, les problèmes de varices, de « jambes lourdes » sont relativement minimisés car les jours de sport, le sang veineux rejoint plus aisément le cœur. Il ne stagne pas dans les veines.

 

Le mouvement apparaît donc comme le meilleur régulateur de la tension artériel et de la meilleure oxygénation des muscles. Pour éviter d’avoir « les jambes lourdes », une tension artérielle trop haute, vous l’aurez compris, il est recommandé de solliciter régulièrement ses muscles. Cela peut se faire par le sport ou tout simplement à l’occasion d’une promenade.

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : informations - Communauté : coaching sportif
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