Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 09:58

Pour chaque aliment, l’index glycémique indique en pourcentage la vitesse de passage du sucre dans le sang.

L’indice 100% représente la vitesse la plus élevée.

Un aliment présentant un indice élevé est un aliment composé essentiellement de sucres rapides, miel par exemple, dont le passage dans le sang est quasi instantané.

A l’opposé, un aliment présentant un indice faible, inférieur à de 50%, est un aliment complexe, lentilles par exemple, dont le sucre passe plus lentement dans le sang.

Entre ces deux exemples l’échelle de valeurs présente un indice différencié pour chaque type d'aliment.

 

La connaissance de l'index glycémique peut aider à mieux gérer l’alimentation.

L'index glycémique permet de choisir, en fonction des circonstances et du moment de la journée, les aliments partiellement ou essentiellement sucrés à privilégier au cours des repas.

L'index glycémique donne aussi la possibilité de choisir les aliments les mieux appropriés pour répondre aux besoins énergétiques sportifs ou professionnels. 


La connaissance de l'index glycémique facilite fortement une meilleure régulation de la glycémie et de la prise de poids.

La vitesse de passage du sucre dans le sang a une incidence sur le taux de sucre du sang (glycémie). Un aliment à indice élevé
 entraîne une augmentation rapide de la glycémie. Un aliment à indice faible non.

Ex: Une cuillère de miel ou un morceau de chocolat, va accroître rapidement la glycémie, quelques fèves non.

Pourquoi ? Afin de faciliter le passage du sucre dans le sang, l'organisme va faire appel à l'insuline. Sans insuline ce passage est impossible.

Une pompe régule la quantité d'insuline nécessaire en fonction du taux de sucre consommé. Quand l'index est élevé la pompe est fortement sollicité. Une fois dans le sang, le sucre fait ensuite son chemin. Selon les besoins, il peut, en cas de sollicitation musculaire, s’orienter vers un muscle ou un groupe musculaire, et lui fournir l’énergie dont il a l’utilité pour fonctionner, ou à l’inverse, en absence de demande pressante, être orienté vers le foie et être transformé en acide gras.

Pour être plus clair : Un carré de chocolat en fin d'après midi par exemple, vers 17h, en l'absence d'effort physique, va contribuer à accroître les réserves de gras. Désolé...

La consommation de sucres lents à indice faible ne provoque pas de hausse brutale de la glycémie et ne met pas fortement à contribution la pompe à insuline. Le sucre arrive progressivement dans le sang et régule sans à coup la glycémie. En petite quantité, le sucre absorbé chemine vers les tissus et fournit l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. Quand la consommation est en adéquation avec les besoins, il n'y a pas de transformation en acide gras.

 

Pour être encore plus claire : Le peu de sucres contenu dans une pomme ne va pas contribuer à accroître les réserves de gras.


Pour finir, la connaissance de l'’index glycémique est utile pour sélectionner les aliments en fonction des besoins et de les incorporer au moment opportun dans le menu de la journée.

EX:

- Après un effort physique intense, une cuillère de miel ;

- En l'absence d'effort physique, un plat de lentille, un fruit...



 

  

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Conseils alimentaires - Communauté : coaching sportif
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 08:07

 

L’allure de course représente une des inquiétudes qui hante la personne qui s’engage dans une épreuve de fond. Trop vite, trop lente. Pas facile de savoir si on est dans le vrai. Pour le savoir justement il convient d'agir préalablement au cours de la période d'entraînement.

 

Plusieurs méthodes se distinguent pour apprendre à bien réguler sa vitesse.  Parmi celles-ci deux se détachent distinctement : la première est, pour ainsi dire, naturelle et se réfère aux seules impressions ressenties par le coureur à l’effort. La seconde plus moderne fait appel aux instruments de mesures. L’une et l’autre bien employées sont efficaces mais présentent respectivement un risque d'erreur.

 

La manière naturelle.

 

Comme je l’ai indiqué dans un précédent article intéressant l’exercice fractionné, le contrôle du rythme respiratoire demeure un des moyens, certes empirique mais néanmoins fiable, de bien surveiller sa vitesse de course.

Comme cela, sans avoir recours à la technologie, simplement en écoutant son corps, la respiration aisée, juste en dessous de la limite de l’essoufflement, la filière aérobie produit ses effets. A cette vitesse, sous le feu des glucides, les lipides produisent l’énergie nécessaire au bon rendement musculaire pendant toute la durée de la course. Logiquement ça marche. Mais au moindre changement d’intensité, à la moindre accélération aussi anodine soit-elle, très vite, le besoin de décélérer se fait sentir. Le souffle alors se fait court, les cuisses s’alourdissent, l’estomac se contracte et l’impression de ne plus en pouvoir s’empare de l’esprit au point de se demander s’il sera possible de tenir toute la distance dans ces conditions.

Seul l’exercice au train de la course peut limiter, à l’entraînement, ce type de désagrément. C’est la raison pour laquelle il est recommandé, tout au long de la saison, de répéter sans cesse le juste effort à accomplir, pratiquement à chaque sortie en écoutant attentivement les sensations qu’envoie le corps. Une fois la bonne allure mémorisée, le jour de la course, le risque d’erreur s’en trouvera minimisé à condition cependant de ne pas se laisser griser par l’excès de motivation inhérent à ce type de compétition.

 

Le recours à la technologie.

 

Aujourd’hui, presque tout le monde utilise ou connaît le cardio-fréquencemètre. C’est pratique, l’allure de la course y est indiquée clairement sur le cadran de la montre soit directement, soit indirectement par l’information de l’état des battements de son cœur en nombre ou en pourcentage.

La minimisation du risque d’erreur constitue indéniablement le gros avantage du recours à cet instrument. Le fait de prévoir le nombre minimum et maximum de battements cardiaques par minutes à respecter éloigne la contre performance. Avec cet outil on est certain d’arriver sans trop de dégâts en relative sécurité. L’inconvénient c’est que cette protection limite le dépassement de soi. La performance est fortement encadrée.

Qui plus est, le rythme cardiaque prévu au départ augmente progressivement durant la course avec le temps et la fatigue. Pour le maintenir l’obligation de diminuer l’allure de course s’impose impérativement et la performance avec. Mais, comme on le dit dans le jargon sportif, « de cette façon on est sûr de terminer ! ».

 

Personnellement ma préférence va vers la méthode naturelle même si elle m’a valu par le passé quelques ennuis. Aujourd’hui, il est vrai que de la manière dont j’appréhende la course de fond, je laisse la performance aux autres, je me contente seulement du plaisir de courir, m'épargne relativement de mauvaises surprises. Les traumatismes s'éloignent considérablement. Alors je cours en aisance respiratoire, généralement en compagnie de Gonzalo, sans trop forcer, en mettant en exergue non plus la plus grande vitesse réalisée mais la distance parcourue et cela me procure de belles satisfactions.

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : Trail - Course à pied
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 18:31

Il n'y a pas que la politique.

Selon une étude Danoise ( Copenhagen City Heart) courir plusieurs fois par semaine prolonge de plusieurs années la vie :

- 6,2 ans pour les hommes

- 5,6 ans pour les femmes.

 

Les scientifiques danois ont examiné 20.000 hommes et femmes âgés de 20 à 93 ans depuis 1976. La lecture des résultats fait apparaître une baisse de la mortalité de 44% chez les joggeurs réguliers. 


 Selon cette étude, la pratique de la course à pieds doit se faire de manière modérée, (lire exercice modéré et santé sur ce blog) sans essoufflement, en deux à trois séances par semaine. La durée maximale de course ne doit pas être inférieure à 60 minutes et ne doit pas excédée 90 minutes.

 

Rappel : la course à pied améliore l'absorption d'oxygène, augmente la sensibilité à l'insuline, abaisse la tension artérielle, améliore la fonction cardiaque, le système immunitaire, prévient l'obésité et améliore la santé mentale des joggeurs.

 


 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : informations - Communauté : Trail - Course à pied
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 09:49

 

Courir plus d’une heure trente minutes et avaler tranquillement 20 kilomètres constitue une performance rare.

Je pense cela car au fond très peu de personnes s’engagent et demeurent dans ce type d’aventure. Pour certains la distance fait peur, pour d’autres moins. Ceux là franchissent la ligne de départ le cœur plein d’allégresse, à l’arrivée peu d’entre eux éprouvent du plaisir. Il est vrai que la grâce ne se livre qu’avec parcimonie.

La course pédestre, on y vient tardivement et on s’y installe pour peu de temps. La souffrance endurée décourage d’y revenir. Mais pour les quelques élus la découverte de ce sport s’apparente à une drogue dont il est difficile de s’affranchir par la suite. Ces adeptes de la course se préparent par la suite avec assiduité et minutie comme le font les athlètes de haut niveau. Rien n’est laissé au hasard. Tout est prévu jusqu’au moindre détail. Ce qui importe avant tout c’est de franchir la ligne d’arrivée en relativisant le chrono réalisé. La performance s’identifie d’abord à la distance. C’est très estimable.

 

Courir plus d’une heure trente minutes et avaler le plus vite possible 20 kms représente une autre forme de performance.

Pour beaucoup de coureurs, ils sont nombreux, ce qui compte n'est pas de participer mais bien de gagner. Quand j’écris gagner je veux exprimer par là l’envie de réaliser « un chrono ».  L’idée n’est pas de finir mais bien de donner le meilleur de soi. C’est ce que je défini comme « la performance dans la performance ».

On ne se contente pas d’aller jusqu’au bout, on y va le plus vite possible. Pour satisfaire cette ambition il faut s’entraîner dur. Pas question de tricher avec soi même. Pas question non plus d’additionner simplement les kilomètres à l’entraînement mais bien de les parcourir intelligemment. C’est contraignant et éprouvant à la fois. La déception est souvent au rendez-vous. Dans ce type d’effort il faut savoir qu’on atteint rapidement ses limites. Les repousser s’avère presque illusoire. Les progrès sont infimes et le moindre imprévu compromet facilement la performance visée. Mais quand celle ci arrive le plaisir qu’on en retire est immense. Bien entendu cette appréhension de la discipline comporte des risques. La blessure n’est jamais loin. Il convient d’être vigilant avec son corps. Mais, si l’ambition affichée est souvent chimérique et la satisfaction rare, repousser à chaque sortie ses propres limites représente une attitude hautement appréciable.

 

La sagesse commande le détachement de toutes choses dont celle de la performance. Pourtant, beaucoup de choses admirables ont été faites par des personnes déraisonnables. C’est à chacun, en conscience, de choisir la voie qui lui paraît la meilleure. Celle de la performance ou celle de « la performance dans la performance ».

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : Réflexions - Communauté : Trail - Course à pied
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 09:55

 

Le travail fractionné se distingue du travail continu par la mise en oeuvre d'accélérations successives entrecoupées de courtes périodes de repos. En d'autres termes, j'accélère, je décélère et ainsi de suite.

L’exercice fractionné se définit comme une alternance de périodes de travail et de repos.

Exemple type de travail fractionné quelque soit le sport pratiqué : une série de 4X200 mètres + ou - rapides ponctués chacun d’une pause de 30 secondes.

Le sportif court ou nage ou pédale 200 mètres en vitesse constante, puis décélère de manière significative sans s’arrêter pendant 30 secondes avant d’enchaîner une nouvelle accélération sur 200 mètres et ainsi de suite jusqu’à la fin de la série.

 

Globalement l’exercice fractionné permet une progression plus importante et plus rapide de la performance sportive que l’exercice continu.  Cela dit, ce type d’exercice ne se suffit pas à lui seul pour composer un programme d’entraînement dans son ensemble. On peut en conclure que l’exercice fractionné et l’exercice continu ne s’opposent pas mais se complètent.

Ce que je souhaite développer ici, ce sont les raisons physiologiques qui rendent à plus ou long terme le recours à l’exercice fractionné profitable à la performance.

Essayons maintenant de comprendre comment l’organisme s’adapte à ce type d’effort ?

 

1.      Sur le plan cardiaque :

On peut observer à plus ou moyen terme une augmentation notable du volume d’éjection systolique et une baisse sensible de la fréquence cardiaque.

Qu’est ce que le volume d’éjection systolique ?

Le volume d’éjection systolique peut être défini comme le volume maximum de sang que peut rejeter le cœur vers les artères lors d’une seule de ses contractions.

Comment se réalise cette adaptation ?

Au cours de la séance, les brefs instants de repos relatifs accordés au sportif entre les accélérations vont faciliter l’afflux massif du sang vers son cœur.

Son muscle cardiaque (le myocarde) s’adapte alors en augmentant le volume de ses cavités pour recevoir ce surplus de sang. D’où l’idée que le cœur grossit. En fait il n’en est rien, il devient plus élastique.  

Et comme il devient plus élastique, il devient plus fort. Il accroît ainsi sa force de contraction comme le ferait un élastique, sur lequel on a tiré dessus exagérément, pour retrouver sa position initiale.

Ce supplément de force lui permet ensuite de rejeter la totalité du sang reçu vers l’aorte et l’artère pulmonaire. Les muscles en action seront d’une part mieux alimentés en éléments essentiels (sucre, oxygène) ce qui leur assurera un fonctionnement mieux adapté à l’effort demandé. D’autre part, le sang déchargé d’oxygène s’orientera lui aussi beaucoup  plus vite vers les poumons pour se recharger de nouveau en oxygène ensuite.

Comme le cœur peut recevoir et rejeter plus de sang lors d’une seule contraction, il n’a pas besoin de battre plus vite pour répondre à la demande, c’est ce qui fait que sa fréquence décroît sensiblement.

C’est, en quelque sorte, comme si on changeait, dans un circuit hydraulique, une petite pompe par une plus grosse. Face à la même demande son activation serait moindre. Pour le cœur c’est la même chose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2.      Sur le plan musculaire :

A plus ou moins long terme le travail en fractionné va aider à l’accroissement des sucres de réserves, le glycogène, dans les muscles sollicités et dans le foie et à l’amélioration de la tolérance aux lactates.

Comment cela se passe-t-il ?

A chaque accélération, les muscles en action vont augmenter leur rendement. Ils ne pourront répondre à cette + ou – forte sollicitation qu’en privilégiant l’utilisation du sucre comme carburant, le gras, dans ce cas, ne sera utilisé que subsidiairement. Les jours suivants l’organisme va surcompenser la dépense de sucre en augmentant ses réserves.

Mais la dégradation du sucre en énergie favorise la production de lactates. Les ions d’hydrogènes, une des composantes de l’acide lactique, vont exciter les centres respiratoires et provoquer l’essoufflement. L’organisme répond progressivement à cette agression en produisant des substances basiques qui à + ou – long terme vont minimiser l’action des ions d’hydrogènes afin de mieux les supporter.

 

L’exercice fractionné permet donc, d’augmenter le volume d’éjection systolique, d’accroître les réserves de glycogène, d’améliorer la tolérance aux lactates, de repousser le niveau d’essoufflement et, je ne l’ai pas développé ici, d’améliorer la coordination neuromusculaire.

 

Je développerai prochainement comment mettre en œuvre cet exercice.

 

 

 

Par Jean-Pierre Nucci - Publié dans : informations - Communauté : Trail - Course à pied
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